La nouvelle vice-présidente de la Banque européenne d’investissement, Lilyana Pavlova, a reconnu devant les parlementaires de la commission du développement régional (REGI) du Parlement européen, lundi 20 janvier, qu’il serait nécessaire de rendre plus flexibles les règles budgétaires européennes afin de faciliter les investissements publics pour répondre aux nouvelles priorités climatiques.
Interrogée par Pedro Marques (S&D, portugais) sur la nécessité de donner plus de marge de manœuvre pour les investissements publics afin d’accompagner la transition, la représentante de la BEI a semblé aller dans son sens. « Oui, je crois qu'il faudra maintenant plus d'investissements publics et, oui, il faut plus de souplesse dans les règles budgétaires », a-t-elle déclaré. Sans quoi, il serait très difficile, selon elle, « pour les gouvernements nationaux d'avoir plus d'investissements publics, s'ils devaient être très stricts avec les règles budgétaires ». Pour autant, ce ne doit pas être un chèque en blanc et il ne faut pas aller à l’autre extrême et donner trop de flexibilité, selon la Bulgare.
Répondant à Andrey Novakov (PPE, bulgare), qui s’inquiète de voir l’effort financier tout entier fléché sur des projets de transition énergétique au détriment de la convergence territoriale, la représentante de la BEI a cherché à être rassurante. Elle a ainsi expliqué que l’objectif de 50% des prêts dédiés aux financements climatiques (EUROPE 12403/4) sera calculé sur l’ensemble des prêts à la fin du prochain cycle budgétaire, dans sept ans. Cela signifie que l’équilibre sera fait à la fin, et non au sein de chaque projet. Ainsi, « l’élément vert » (‘green element’) pourrait grandement varier d’un projet à l'autre, citant des proportions allant de 2% à 60% « en fonction des besoins ». (Pascal Hansens)