Les ministres européens de la Jeunesse ont répondu aux marches des jeunes en soulignant l'importance d'une coopération transsectorielle stratégique pour répondre au défi climatique. Lors de leur réunion à Bruxelles, vendredi 22 novembre, ils ont aussi mis en avant l'importance de soutenir l'animation socio-éducative au service de cet activisme.
Si tous les États membres ont pris la parole, rares sont ceux qui ont fait des propositions plus concrètes que cela. La Belgique a appelé à inclure des critères de qualité en matière d'écologie dans le corps européen de solidarité et le programme Erasmus. « Nous n'avons pas de planète B », a commenté, pour la Belgique, le ministre flamand des Affaires bruxelloises, Benjamin Dalle. L'Italie, elle, a parlé de l'inclusion dans le corps de solidarité d'un seuil de 25% de soutien aux objectifs climatiques. Sur ce programme, actuellement en négociation pour la période 2021-2027, l'Allemagne est revenue avec sa demande de le rendre accessible aussi aux jeunes de moins de 18 ans.
Leur prise de parole est intervenue après celle de la vice-présidente du Conseil finlandais de la jeunesse, Sara Nyman, pour les alerter sur l'urgence climatique. Celle-ci a suggéré que le changement climatique soit intégré dans les programmes scolaires, que l'économie du partage soit encouragée et que davantage de moyens soient mis à disposition du secteur associatif. (Sophie Petitjean)