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Bulletin Quotidien Europe N° 12356
INSTITUTIONNEL / Commission

La France propose la candidature déjà controversée de Thierry Breton pour remplacer Sylvie Goulard

Deux semaines jour pour jour après le rejet par le PE de la commissaire candidate Sylvie Goulard, l’Élysée a présenté, jeudi 24 octobre, un nouveau candidat pour le poste de commissaire au Marché intérieur : le chef d’entreprise et ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie sous l’ère Chirac, Thierry Breton. Mais la grogne monte déjà du côté du Parlement européen.

Les spéculations allaient bon train, depuis le 10 octobre, sur les potentiels candidats, comme l’actuel négociateur en chef pour le Brexit, Michel Barnier, ou la conseillère économique du cabinet du président de la République française, Laurence Boone. Finalement, ce sera la candidature de Thierry Breton, fortement pressenti depuis mercredi (EUROPE 12355/17), qui aura été retenue.

Mais plusieurs eurodéputés montrent déjà les dents. « Ça va être difficile, encore une fois », a déclaré Yannick Jadot (Verts/ALE, français). « Avec Thierry Breton, il existe de nouvelles questions de conflit d’intérêts », a-t-il rappelé sur la radio française RMC, expliquant que le nouveau commissaire candidat est actionnaire d’une entreprise qui touche des subventions européennes, ce qui pourrait conduire à une réduction de son portefeuille, selon lui. « Et PDG de l'entreprise Atos, qui reçoit des fonds européens... Il semble que nous aurons encore du travail à faire côté prévention des conflits d'intérêts ! », a mis en garde la Française Manon Aubry, coprésidente de la GUE/NGL, sur son compte Twitter.

M. Breton ne serait pas exempt de tout soupçon, à en croire la presse nationale. Il est actuellement PDG d’Atos, grande entreprise française de services du numérique qui, depuis une dizaine d’années, toucherait des subventions européennes et qui serait, par ailleurs, mise en cause dans des activités d’espionnage via une filiale, selon le média spécialisé Euractiv.

Par ailleurs, l’homme a un passé controversé, en raison de son rôle, dans les années 2000, dans le redressement de France Telecom. Il aurait été mis en cause et sujet à des perquisitions dans l’affaire Rhodia, un scandale politico-financier qui remonte à la fin des années 90, sur la séparation des branches chimie et pharmacie de l’ancienne entreprise Rhône-Poulenc. À l’époque, Thierry Breton était administrateur de Rhodia. (Pascal Hansens)

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