Il faudra des investissements supplémentaires et durables pour que le traitement des eaux urbaines résiduaires en Europe puisse relever les trois grands défis d'aujourd'hui - le changement climatique, les changements démographiques et les nouveaux polluants émergents, souligne l'Agence européenne de l'Environnement (AEE), dans un rapport publié le 9 octobre.
L'AEE note que les coûts de l'énergie et la rareté des ressources sont des raisons de promouvoir l'utilisation rationnelle de l'eau, permettant de l'économiser, et que ces facteurs offrent une occasion aux stations d'épuration de contribuer davantage au recyclage et à la réutilisation de l'eau, ainsi qu'à la récupération de ressources comme le phosphore, ce minéral non renouvelable, essentiel à la vie.
Parmi les exemples de solutions et d'investissements durables ayant déjà cours en Europe, l'AEE cite l'utilisation de bassins de rétention et de réservoirs de précipitations pour gérer les flux d'eau provenant des crues soudaines ou pour réutiliser l'eau traitée et nettoyée.
Le rapport, intitulé 'Le traitement des eaux urbaines résiduaires face aux défis du XXIe siècle', souligne aussi que beaucoup a déjà été fait au cours des dernières décennies afin d'améliorer le traitement des eaux urbaines résiduaires, avec des taux de raccordement des ménages à des installations de traitement variant de 97% en Europe occidentale et centrale à environ 70% en Europe du Sud, du Sud-Est et de l'Est. (Aminata Niang)