Vendredi 26 juillet, la Commission européenne a formellement prolongé de six mois le cadre de surveillance macroéconomique renforcée applicable à la République hellénique depuis la fin du troisième plan de sauvetage grec.
Cette décision s’inscrit dans la droite ligne des conclusions de la réunion de l’Eurogroupe de juin 2018, qui avait acté les termes de la fin de l’assistance financière dont Athènes faisait l’objet depuis huit ans (EUROPE 12046/1, 12077/1).
Cette surveillance renforcée avait été légalement décidée pour une durée de six mois renouvelable ; il est en effet prévu que ce cadre s’applique aux autorités helléniques jusqu’en 2022. Concrètement, cette surveillance renforcée suppose que les créanciers institutionnels d’Athènes s'y rendent chaque trimestre pour faire le point sur la mise en œuvre des réformes structurelles et sur le respect des engagements budgétaires de la part de la Grèce, tel qu'un excédent primaire (hors service de la dette publique) de 3,5 % du PIB grec.
Le troisième rapport en la matière, publié début juin, pointait le besoin de poursuivre les efforts sur les fronts budgétaires et des réformes (EUROPE 12269/2). Par ailleurs, les partenaires européens d’Athènes vont surveiller le respect des engagements socio-économiques par le gouvernement de Kouriakos Mitsotakis fraîchement dévoilé, succédant au gouvernement d’Alexis Tsipras (EUROPE 12292/8). Le prochain rapport est attendu pour l’automne.
En février dernier, la Commission avait formellement prolongé ce cadre de surveillance renforcée une première fois (EUROPE 12198/16). (Lucas Tripoteau)