La Commission européenne a prolongé, mercredi 20 février, de six mois le cadre de surveillance macroéconomique renforcée applicable à la République hellénique depuis la fin du troisième plan de sauvetage grec.
Cette décision s’inscrit dans la droite ligne des conclusions de la réunion de l’Eurogroupe de juin 2018, qui avait acté les termes de la fin de l’assistance financière dont faisait l’objet Athènes depuis huit ans (EUROPE 12046, 12077).
Si cette surveillance renforcée avait été légalement décidée pour une durée de six mois renouvelables, il est en effet prévu que ce cadre s’applique aux autorités helléniques jusqu’en 2022. Concrètement, cette surveillance renforcée suppose que les créanciers institutionnels d’Athènes se rendent chaque trimestre pour faire le point sur la mise en œuvre des réformes structurelles et sur le respect des engagements budgétaires de la part de la Grèce, tels qu'un excédent primaire (hors service de la dette publique) de 3,5 % du PIB grec.
Le premier rapport, publié en novembre, avait fait état d’une situation budgétaire satisfaisante (EUROPE 12142). Pierre Moscovici, le commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières, avait cependant rappelé, le mois dernier à Athènes, que les efforts devaient être intensifiés sur le front des réformes, notamment concernant la réforme de la sécurité sociale ou l’augmentation du salaire minimum (EUROPE 12174).
Le deuxième rapport au titre du cadre de surveillance renforcée sera, lui, publié le 27 février prochain. (Lucas Tripoteau)