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Bulletin Quotidien Europe N° 12198
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

James Rupert Everard appelle l’UE à muscler son jeu

Le commandant suprême adjoint des forces alliées en Europe (DSACEUR), Sir James Rupert Everard, a prévenu, mardi 19 février, que l’UE manquait de moyens militaires. 

« L’UE manque de muscles », a-t-il souligné lors d’une audition en sous-commission de la défense du Parlement européen. Il a ainsi appelé à la promotion et la protection du mécanisme ‘Berlin plus’. Ce mécanisme, signé en 2002, permet un accès de l’UE aux capacités de planification de l’OTAN et à la récupération des capacités. « Cela fonctionne très bien », selon Sir James Everard. 

Si le modèle européen pour la défense et la sécurité a longtemps inquiété l’OTAN et certains alliés, selon le haut officier ceux-ci comprennent désormais « bien mieux » ce modèle. « Il est beaucoup mieux compris qu’il n’y a pas de contradiction entre investir dans la stratégie autonome de l’UE et la coopération avec l’OTAN, l’Union africaine ou les Nations Unies, le fait de mettre en commun les forces peut permettre d'être complémentaires sans devenir concurrents, développer une autonomie coopérative », a détaillé le commandant suprême adjoint. 

Selon Sir James Everard, jusqu’à présent, la coopération entre l’UE et l’OTAN a été largement mise en œuvre au niveau politique. Il a estimé que le travail au niveau politique permettrait d’avoir « une base très solide pour développer le partenariat fonctionnel et pragmatique ». « La coopération n’est pas seulement désirable, mais essentielle. Ce serait une grave erreur si on n’allait pas dans le sens d'approfondir cette relation », a-t-il affirmé, ajoutant que la théorie de la coopération devait passer le test de la coopération opérationnelle et tactique. Le commandant suprême adjoint a en particulier mis en avant la mobilité militaire. 

Par ailleurs, Sir James Everard a estimé que l’OTAN devait faire face à « un grand compétiteur - la Russie - et un cancer - le terrorisme ». Interrogé sur les pressions du président américain, Donald Trump, pour que les Alliés dépensent davantage en défense, le commandant suprême adjoint a estimé que cette pression avait eu l’effet escompté, et que les Alliés faisaient plus d’efforts en matière de défense. « Le soutien américain [à l’Alliance] est quasi sans faille en termes d’argent et de matériel, il n’y a pas tellement de craintes face aux engagements américains », a-t-il ajouté, alors que M. Trump a menacé à plusieurs reprises de quitter l’Alliance. (Camille-Cerise Gessant)

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