Mercredi 3 juillet, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et les commissaires à la Politique de voisinage, Johannes Hahn, et à la Migration, Dimitris Avramopoulos, ont condamné l’attaque « choquante et tragique » d’un centre de détention en Libye. Au moins 40 migrants ont été tués et 70 blessés dans un raid aérien nocturne attribué aux forces du général Haftar.
Dans un communiqué commun, les représentants de l’UE se sont associés à l’appel de l’ONU et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en faveur d'une enquête immédiate destinée à retrouver les auteurs de cet « horrible attentat ». « Les responsables devraient être tenus de rendre des comptes », ont-ils plaidé.
La Haute Représentante et les commissaires ont souligné que cette attaque rappelait le coût humain du conflit en Libye et « la situation désastreuse et vulnérable des migrants, pris dans la spirale de la violence dans ce pays ». « La violence contre les civils, y compris les réfugiés et les migrants, est tout à fait inacceptable et nous la déplorons dans les termes les plus vifs », ont-ils insisté.
Mme Mogherini et MM. Hahn et Avramopoulos ont appelé au transfert, au plus vite, des migrants dans des lieux sûrs pour qu’ils puissent recevoir de l’aide et être évacués. Ils ont également demandé aux parties au conflit de respecter le droit international humanitaire et d’autoriser un accès inconditionnel des acteurs humanitaires.
Par ailleurs, « notre position sur le système libyen de détention des migrants est claire : ce système doit prendre fin et la migration doit être gérée dans le plein respect des normes internationales, notamment en matière de droits de l'homme », ont-ils également rappelé. (Camille-Cerise Gessant)