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Bulletin Quotidien Europe N° 12288
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ACTION EXTÉRIEURE / Moldavie

Le nouveau gouvernement s’engage à lutter contre la corruption

La Première ministre moldave, Maia Sandu, s’est engagée, mercredi 3 juillet, lors de sa première visite à Bruxelles, à mettre l’accent sur la lutte contre la corruption.

Ainsi, devant la presse, en compagnie du commissaire à la Politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, Mme Sandu a fait part de ses bonnes intentions.

Elle a notamment promis que son gouvernement allait « vaincre la corruption qui a transformé la Moldavie en une zone grise ». Une annonce qui a satisfait le commissaire, qui estime que la corruption est « probablement le plus grand défi » auquel le gouvernement va faire face.

La Première ministre a annoncé que son gouvernement voulait reconstruire les institutions démocratiques et recréer la confiance des citoyens en l’État, car ces institutions et cette confiance ont été « gravement endommagées par la mauvaise gestion, la corruption, les trafics soutenus par l’État et la fraude ».

Selon Mme Sandu, son pays a besoin d’un « redémarrage ». Et un des piliers pour y arriver est la lutte contre la corruption. « Il faut enquêter sérieusement sur la mauvaise utilisation et la mauvaise gestion du passé, en conformité avec nos lois et institutions. Ceux qui sont responsables d’avoir volé des milliards d’argent public feront face à la justice », a prévenu la Première ministre.

Mme Sandu a également annoncé qu’elle voulait des personnes professionnelles et honnêtes aux postes importants du pouvoir exécutif et du système judiciaire et qu’elle souhaitait créer un Bureau du procureur « qui enquête contre le crime plutôt que de l'encourager ». Elle a précisé qu’elle voulait que le secteur de la justice aille de pair avec l’intégrité et la confiance de la population.

Mais la Première ministre a aussi prévenu que la « reconstruction d’un État était un exercice idéaliste », qui demandait de « sérieux sacrifices à court et moyen termes ». Le gouvernement est engagé à mettre en œuvre des réformes d’une grande envergure, a-t-elle ajouté.

De son côté, M. Hahn a apporté le soutien de la Commission et s’est dit prêt à travailler avec Chisinau. Selon lui, les priorités pour les réformes sont la dépolitisation et le renforcement de l’indépendance des institutions étatiques, « en particulier la justice », mais aussi une mise en œuvre de l’accord d’association.

Un soutien substantiel de l’UE pourra être rapidement mobilisé une fois que les conditions seront remplies et que le gouvernement aura eu des résultats en termes d’économie, d’État de droit, de réformes judiciaires et de pluralité des médias, a-t-il expliqué. L'assistance macrofinancière est bloquée depuis l'annulation des élections municipales à Chisinau (EUROPE 12056/15).

Le commissaire a également souhaité que la situation s’améliore dans le pays, déplorant que de nombreux Moldaves doivent le quitter pour aller travailler à l’étranger.

« La voie européenne de la Moldavie et l’accord d’association restent la pierre angulaire de nos efforts pour construire un pays moderne », a souligné la Première ministre, estimant qu’un jour, son pays sera prêt à devenir membre de l’UE.

En attendant, M. Hahn a annoncé que le prochain Conseil d’association UE-Moldavie devrait se tenir « aussi vite que possible, au plus tard au début de l’automne », ce qui, selon lui, permettra de réellement relancer la coopération. (Camille-Cerise Gessant)

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