L’un après l’autre, les 28 ministres de la Jeunesse des États membres ont insisté sur l’importance d’écouter les jeunes européens et de leur montrer que leur voix compte, mercredi 22 mai, lors d’un débat avec le commissaire à la Jeunesse, Tibor Navracsics, organisé par la Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne.
Dans cet objectif, la Finlande, l’Espagne, la Bulgarie, l’Estonie, Malte et le Luxembourg ont notamment mis en avant le rôle des nouvelles technologies, en particulier des réseaux sociaux, tout en mettant en garde sur la nécessité de rendre cette technologie accessible à tous, de lutter contre la désinformation et de former les jeunes pour qu’ils puissent adopter un regard critique sur l’information.
« Comme l’ont souligné mes collègues, les nouvelles technologies peuvent être à double tranchant, facilitant la diffusion de la désinformation tout en offrant la possibilité de combler le fossé de communication qui existe entre les jeunes et les institutions européennes », a ainsi estimé Lorenzo Vella, ambassadeur de Malte auprès de l’UE.
« Nous considérons qu’il est essentiel de soutenir la citoyenneté active, l’éducation aux médias et la lutte contre la désinformation », a déclaré pour sa part Václav Velčovský, vice-ministre de la Jeunesse de la République tchèque.
Intitulé « Les jeunes en tant qu’agents de la démocratie dans l’Union européenne », ce débat a également été l’occasion pour les ambassadeurs des États membres de souligner le rôle de l’éducation, aussi bien formelle qu’informelle des jeunes, pour en faire des citoyens impliqués dans le processus politique.
En outre, plusieurs États membres, tels que la Slovénie, l’Espagne, la Bulgarie ou encore la Hongrie, se sont réjouis de la création au niveau national d’un Conseil de la jeunesse jouant le rôle d’intermédiaire entre les jeunes de leur pays et leur gouvernement.
Enfin, événement assez inédit, deux jeunes Roumaines représentant la jeunesse de leur pays ont pris part au débat, à la suite d’une invitation de la Présidence roumaine. Elles y ont notamment présenté la « Déclaration de Bucarest des enfants de l’UE » adoptée le 7 mai et destinée à « mobiliser les institutions européennes et les États membres pour établir des structures formelles et des mécanismes censés promouvoir le droit à la participation des enfants ». (Damien Genicot - stage)