Les États-Unis ont mis leur menace à exécution : mercredi 15 mai, le président américain Donald Trump a interdit aux réseaux de télécommunications américains de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque en invoquant une « urgence nationale ».
Les équipementiers chinois Huawei et ZTE sont tout particulièrement visés, ce que critiquent les autorités chinoises qui dénoncent « une atteinte » aux relations commerciales entre Washington et Pékin.
De son côté, Huawei a indiqué, jeudi 16 mai, que ce nouveau décret empiète sur ses droits légitimes. « Restreindre les activités de Huawei aux États-Unis ne rendra pas ce pays plus sûr ni plus fort », a estimé, en réponse, Huawei dans un communiqué. « Cela ne fera, au contraire, qu'astreindre les États-Unis à des alternatives inférieures et plus coûteuses », a poursuivi le groupe chinois.
De son côté, la Commission européenne a rappelé que l'UE menait « un dialogue régulier avec les USA sur la cybersécurité, dans le cadre duquel le besoin croissant de coordination mondiale est discuté ». Et de rappeler qu'il appartenait à chaque État membre d'évaluer les risques et de choisir d'exclure des entreprises de leur marché pour des raisons de sécurité nationale. (Sophie Petitjean)