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Bulletin Quotidien Europe N° 12204
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ACTION EXTÉRIEURE / Ukraine

L’Occident n’abandonnera pas l’Ukraine, promettent les ministres de 9 États membres

Les ministres des Affaires étrangères de 9 États membres (Danemark, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni et Suède) et leurs homologues ukrainien et canadien ont appelé, mercredi 27 février, l’Occident à ne pas abandonner l’Ukraine, cinq ans après les événements de Maïdan. 

Dans une tribune intitulée 'L’Occident ne doit pas abandonner la Crimée et l’Ukraine à l’agression russe' publiée dans The Guardian, les ministres rappellent que « l'aide et l'assistance à l'Ukraine sont cruciales, car la sécurité de l'Ukraine est liée à la sécurité de l'ensemble de l'Europe ». 

Ils se disent donc prêts à défendre le droit international et leur sécurité individuelle et collective. « La politique de sanctions internationales coordonnées envoie un message clair à la Russie : le non-respect du droit international a des conséquences », ajoutent les chefs de la diplomatie. Selon eux, la situation en Ukraine a aussi montré qu’il fallait « renforcer la résilience de nos sociétés face aux diverses formes d'attaques et d'ingérence ». 

Malgré l’agression russe, les Ukrainiens sont « plus unis que jamais » dans leur soutien à l’orientation européenne de leur pays, estiment les ministres, qui ajoutent que l’Ukraine est profondément différente de celle d’avant 2014 et qu’elle n’a jamais été « aussi proche de l'Europe et des valeurs européennes ». « L'Ukraine a encore beaucoup de tâches exigeantes et de réformes à mettre en œuvre, mais des progrès impressionnants ont été réalisés malgré l'agression russe en cours », rappellent-ils. 

À l’inverse, les ministres s’inquiètent du fait que la Crimée « sous occupation russe » recule, que ses habitants sont de plus en plus isolés et que la situation des droits de l'homme et les conditions socioéconomiques continuent de se détériorer. « Nous n'oublierons ni n'abandonnerons pas la Crimée », préviennent-ils, promettant la poursuite de leur politique de non-reconnaissance de cette annexion illégale. 

Les ministres rappellent aussi que les tensions ont augmenté en 2018 dans et autour de la mer d’Azov (voir autre nouvelle), que ce soit la construction du pont de Kertch (EUROPE 12021) ou l’attaque « injustifiée » de navires ukrainiens fin novembre (EUROPE 12146). Ils ont une nouvelle fois appelé « la Russie à libérer les marins ukrainiens arrêtés, à restituer les navires capturés et à respecter ses engagements internationaux en assurant la libre navigation dans la mer d'Azov et le détroit de Kertch »(Camille-Cerise Gessant)

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