L’Ancienne République yougoslave de Macédoine et les 29 alliés de l'OTAN – dont la Grèce – ont signé, mercredi 6 février, le protocole d’adhésion du pays à l’organisation.
« Aujourd’hui [le 6 février, NDLR] est un jour spécial […] c’est un jour historique pour votre pays et un jour de fierté pour nous tous », a résumé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse avec le ministre des Affaires étrangères macédonien, Nikola Dimitrov, à l’issue de la cérémonie de signature. M. Dimitrov a, lui aussi, qualifié la journée d’« historique », ajoutant que son pays était prêt à assurer ses obligations en tant qu’Allié.
Selon le secrétaire général de l’Alliance, l’adhésion de l’ARYM va apporter plus de stabilité dans les Balkans occidentaux, ce qui est bon pour la région et pour la sécurité euroatlantique.
Et si les dépenses de défense de Skopje ne représentaient, en 2017, que 0,98 % de son PIB, M. Stoltenberg a précisé que le pays s’était clairement engagé à respecter les 2 % à l’horizon 2024.
La signature du protocole a été possible grâce à l’accord sur le nom ‘Macédoine’ entre Skopje et Athènes, un accord que M. Stoltenberg a une nouvelle fois salué.
Sans être membre à part entière, l’ARYM fait déjà « d’importantes contributions » à la sécurité, via la contribution à la mission de l’OTAN en Afghanistan, la promotion de la coopération régionale en Europe du Sud-est et la mise en œuvre de réformes importantes, a rappelé le secrétaire général.
Les parlements des 29 membres de l'Alliance doivent désormais ratifier le protocole. À titre de comparaison, pour le Monténégro, dernier pays à avoir rejoint l’OTAN, le processus avait pris un an.
En attendant de devenir le 30e membre de l’Alliance, l’ARYM participera aux réunions de l’organisation à titre d’« invité ». (Camille-Cerise Gessant)