Le ministre français de l’Agriculture, Didier Guillaume, a formellement présenté, lundi 28 janvier à Bruxelles, un document de sept pages sur la position de la France dans les négociations sur la Politique agricole commune (PAC) post-2020.
La négociation « ne doit pas conduire à un affaiblissement des mécanismes communs garants du bon fonctionnement du marché intérieur », souligne la France. Cette nouvelle PAC devra « accompagner la transformation des filières » (en fusionnant aides couplées et programmes opérationnels en un plafond de crédits unique) et consacrer à l’environnement un « objectif minimal de dépenses », souligne le document.
La France se dit « favorable à l'architecture environnementale proposée par la Commission », mais souhaite que la conditionnalité soit simplifiée.
La PAC post-2020 devra aussi, pour mieux gérer les crises agricoles, instaurer un « seuil d'alerte » qui conduirait la Commission européenne à présenter des propositions.
La France défend aussi une « aide à la réduction volontaire des volumes », poursuit le document. Par ailleurs, pour le développement rural, les autorités régionales devront pouvoir « exercer les fonctions d’autorités de gestion ». Cette nouvelle PAC « ne peut se concevoir sans une régulation sociale, environnementale et sanitaire des échanges » avec les pays tiers, conclut le document. (Lionel Changeur)