Le géant américain des réseaux sociaux, Facebook, a dévoilé, lundi 28 janvier, les nouveaux outils qu’il entend mettre en place pour empêcher toute ingérence lors des élections européennes de mai prochain.
En septembre dernier, empêtré dans le scandale ‘Cambridge Analytica’, son PDG, Mark Zuckerberg, avait assuré prendre très au sérieux les menaces numériques qui pèsent sur les processus électoraux (EUROPE 12097).
Le premier front sur lequel le réseau social souhaite agir est la publicité politique. « À la fin du mois de mars, nous lancerons de nouveaux outils pour aider à prévenir l'ingérence étrangère lors des prochaines élections et rendre la publicité politique sur Facebook plus transparente », a indiqué dans un communiqué Anika Geisel du pôle ‘Europe’.
Les annonceurs devront en outre obtenir l'autorisation avant d'acheter des publicités politiques et davantage d'informations sur les publicités elles-mêmes seront mises à la disposition des utilisateurs.
Pour diffuser des publicités politiques ou simplement des publicités portant sur des sujets très débattus liés aux élections européennes, les annonceurs devront confirmer leur identité et fournir des informations supplémentaires sur la personne responsable de leurs publicités, indique le réseau social.
Facebook a aussi enrichi son programme de ‘vérification des faits’, qui couvre désormais le contenu en 16 langues différentes. Lorsqu’un contenu est classé comme étant « faux », sa diffusion dans les fils d’actualité est réduite. Par ailleurs, les pages notées comme partageant régulièrement de fausses nouvelles verront leur diffusion réduite et se verront retirer la possibilité de faire de la publicité en ligne, précise-t-il.
Le réseau social a annoncé en outre la création de nouveaux centres d’opérations axés sur l’intégrité électorale, dont un à Dublin.
Nick Clegg, le directeur mondial des affaires publiques du groupe, était à Bruxelles ce lundi pour présenter les nouvelles mesures. (Marion Fontana)