De nombreux ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont protesté, lundi 28 janvier à Bruxelles, contre la baisse des crédits 2021-2027 pour le développement rural.
Un document émanant des ministres de plusieurs pays (Slovénie, Finlande, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, Slovaquie) plaide en faveur du maintien au niveau actuel du financement, sur la période 2021-2027, du second pilier de la PAC (Politique agricole commune), le développement rural.
Ces pays jugent « extrêmement préoccupant et contradictoire » que, dans la proposition de la Commission sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, le financement pour le développement rural soit réduit « de façon drastique ».
La réduction (-15 % en prix courants et -26 % en prix constants) « mettra en péril de nombreux projets de développement rural et les résultats positifs obtenus dans les États membres », insistent les pays.
Lors du débat sur les propositions sur la PAC post-2020, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Luxembourg et Belgique ont aussi protesté contre les réductions de crédits touchant le second pilier de la PAC.
Le commissaire à l'Agriculture, Phil Hogan, a répété que la décision finale sur le CFP revenait aux dirigeants de l'UE (unanimité requise) et au PE, et qu’il serait possible de combler une partie des réductions de crédits via les finances publiques des États membres et les transferts possibles (jusqu'à 15 %) entre le premier (aides directes) et le second pilier de la PAC. (Lionel Changeur)