login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12108
Sommaire Publication complète Par article 13 / 30
INSTITUTIONNEL / Pe2019

Polyglotte et bon communicateur, Alexander Stubb rejoint Manfred Weber dans la course au titre de Spitzenkandidat du PPE

L’ancien Premier ministre finlandais et actuel vice-président de la Banque européenne d’investissement, Alexander Stubb, a mis fin, mardi 2 octobre à Strasbourg, au demi-suspense qui entourait sa candidature au poste de Spitzenkandidat du PPE, sa famille politique, et a annoncé officiellement, lors d’une conférence de presse, qu’il briguait la succession de Jean-Claude Juncker. 

L’ancien Premier ministre, très bon communicateur, rejoint ainsi l’Allemand Manfred Weber, chef de file du groupe au PPE, qui s’était lancé en septembre. Michel Barnier a, lui, décidé de ne pas participer à la sélection du PPE, retenu par le calendrier des négociations du Brexit et son rôle de négociateur en chef. Le candidat du PPE sera choisi les 7 et 8 novembre à Helsinki. 

Cet homme de 50 ans, bien connu sur la scène européenne et parlant, outre l'anglais, aussi bien français qu'allemand, a axé sa campagne sur les « valeurs » de l'UE, attaquées autant de l’extérieur, par la Chine, la Russie ou les États-Unis, que de l’intérieur, voire dans « notre parti », le vice-président de la BEI faisant ici référence au Fidesz de Viktor Orbán. 

Sur le sujet d’une éventuelle exclusion de l’homme fort de Budapest, dont le pays fait l’objet d’un début de procédure dite 'article 7' sur l'État de droit, Alexander Stubb a estimé qu’il fallait lancer un processus et parvenir à trouver un accord avec Viktor Orbán qui lui permette de rester au PPE. Sinon, le Fidesz devra partir, a-t-il dit. 

Sur le plan des valeurs menacées en interne, le candidat a cité la Pologne, l’Italie et même la Hongrie, Alexander Stubb s’inquiétant tout particulièrement de la monté des thèses illibérales. Se disant plus à gauche et plus libéral que son rival allemand, davantage candidat de la synthèse au sein de la famille, le Finlandais a encore rappelé sa profession de foi pro-européenne et son désir de « plus d’Europe et non moins d’Europe ». L’un de ses premiers chantiers sera de s’attaquer aux populismes avec pragmatisme, a-t-il dit. Il s’agira notamment de répondre aux peurs liées à l’immigration, à la révolution numérique et à l’évolution du monde du travail. Sans dévoiler encore de propositions spécifiques, l’aspirant Spitzenkandidat a indiqué qu’il allait voyager d’ici au congrès du PPE et a pris 5 semaines de congé sans solde de la BEI. (Solenn Paulic)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES