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Bulletin Quotidien Europe N° 12108
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Conseil europÉen

Le PE attend des Vingt-huit de vraies avancées sur la politique d'asile et les négociations du Brexit

Le Conseil européen devra réaliser une percée sur la politique migratoire et la réforme du système européen d’asile, comme il devra maintenir une position commune face au Royaume-Uni et essayer de parvenir à un accord sur une sortie ordonnée du pays. Ce sont les deux principales demandes émises mardi matin par les députés, à l’occasion d’un débat sur le prochain Conseil européen du 18 octobre. 

Certains d’entre eux en ont aussi profité pour critiquer les États membres et les résultats insuffisants obtenus à Salzbourg lors du sommet informel du 20 septembre. Le chef de file du groupe S&D, l'Allemand Udo Bullmann, a ainsi déploré qu’aucun « progrès » n’ait été réalisé en Autriche et qu’aucune « solidarité » n’ait été exprimée alors que les décès en mer ont repris durant l’été. Il a aussi demandé aux États membres ce qui leur donnait « le droit de défaire le paquet 'asile' » alors que la Commission a fait une proposition et que le Parlement européen a aussi adopté son avis. 

Sur la migration, qui sera l’un des principaux thèmes du Conseil d’octobre, comme l’a dit la ministre autrichienne Juliane Bogner-Strauss, M. Bullmann a été rejoint par le chef de file des libéraux (ADLE), le Belge Guy Verhofstadt, qui est aussi d’avis que l’une des trois priorités de ce Conseil européen d’octobre, avec la réussite des négociations du Brexit et la lutte contre la montée des mouvances illibérales en Europe, doit être de débloquer ce dossier 'migration'. « Quand le Conseil aura-t-il un avis ? », leur a-t-il demandé. 

Dans ses propos introductifs, Jean-Claude Juncker a aussi exhorté le Conseil à se mettre d’accord sur cette réforme avant la fin de l’année. 

L’UE comme l’ex-URSS, les députés veulent des excuses

Sur les négociations du Brexit, les députés ont aussi dans l’ensemble réagi aux propos du ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui, le 30 septembre, lors d’un déplacement en Estonie, avait comparé l’UE à l’Union soviétique. Manfred Weber, le président du groupe PPE au PE, ainsi que Udo Bullmann ont demandé des excuses. « Vous devriez vous excuser », a demandé l’Allemand du PPE alors que son compatriote social-démocrate a jugé, pour sa part, l'attitude de M. Hunt « irresponsable ».

La Présidence autrichienne a rappelé que le Conseil d’octobre serait le « moment de vérité » dans les négociations. « On attend des progrès et des résultats », a-t-elle dit, alors que Theresa May doit formuler de nouvelles idées pour régler le problème irlandais. Intervenant à la fin du débat, le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a d’ailleurs réagi aux affirmations de certains responsables britanniques accusant l’UE de magnifier et d’utiliser les accords du Vendredi saint pour exercer une pression sur Londres. « Comment le Royaume-Uni peut-il dire que l’accord du Vendredi saint n’est pas lié aux négociations ? Il en est complètement partie, c’est une des réalisations historiques du Royaume-Uni, de l’Irlande et de l’UE, nous en sommes tous responsables. »

Nouvelles règles d’immigration

De son côté, Mme May a dévoilé, mardi 2 octobre, de nouvelles règles en matière d’immigration au Royaume-Uni, qui entreront en vigueur après le Brexit et donneront la priorité aux travailleurs qualifiés en supprimant la libre circulation des citoyens européens. « Ce sera un système basé sur les compétences des travailleurs, et non sur leurs origines. Ce nouveau système permettra de réduire l’immigration des personnes peu qualifiées. Il mettra le Royaume-Uni sur la voie d’une immigration réduite à des niveaux viables, comme promis. » (Solenn Paulic)

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