Le Parlement européen a incité à renforcer les relations transatlantiques, mercredi 12 septembre, tout en regrettant la politique « America First » engagée par l’administration Trump.
Si le rapport d’Elmar Brok (PPE, allemand) sur les relations entre l’UE et les États-Unis qu’ils ont adopté (490 voix pour, 148 contre et 51 abstentions) s’interroge sur « la pertinence » du lien transatlantique pour les partenaires américains, il estime qu’il « importe de renforcer les relations », qui sont le « gage essentiel de la stabilité mondiale ».
« Les questions qui rapprochent les États-Unis et l’UE devraient, en définitive, prévaloir sur celles qui les divisent », conseillent les députés, qui mettent en garde contre des décisions unilatérales qui ne font qu’affaiblir le partenariat transatlantique qui se doit d’être d’égal à égal. Afin de surmonter les défis actuels et de continuer à travailler sur des problèmes mondiaux et régionaux d’intérêt mutuel, un sommet devrait se tenir « dès que possible », selon le rapport.
Tout en regrettant les décisions américaines, le PE souhaite que l’UE travaille avec Washington sur les questions liées au commerce dans le cadre des règles de l'OMC. Il demande l'exemption complète et définitive de l’UE de l’application des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, appelant la Commission à réagir « avec fermeté », si ces droits devaient être utilisés pour réduire les exportations européennes. Selon le PE, une coopération sera nécessaire pour renforcer les efforts de lutte contre la surcapacité sidérurgique dans le cadre du G20 et contre les politiques et les pratiques commerciales déloyales.
Malgré les difficultés, les députés soutiennent un nouvel accord commercial transatlantique « équilibré et mutuellement bénéfique ». Tout en jugeant « impossible de négocier sous la pression et sous la menace » un nouvel accord commercial et d’investissement, ils appellent la Commission à reprendre les négociations « dans de bonnes conditions ».
Les députés appellent à une meilleure coopération en politique étrangère, notamment sur les pays voisins de l'UE, l’Afrique, la Syrie, l’Iran, le Proche-Orient, la Corée du Nord et la sécurité et de la défense.
Ils suggèrent aussi de renforcer la relation en matière de cybersécurité, de lutte contre le terrorisme, de lutte contre la fraude fiscale, d'énergie et de changement climatique, de numérique et de migration. (Camille-Cerise Gessant)