Les membres de la commission de l’agriculture du Parlement européen ont indiqué, lundi 9 juillet à Bruxelles, leur souhait de parvenir en mars 2019 à un accord en première lecture sur le dossier de la politique agricole commune (PAC) post-2020.
Plusieurs députés ont relevé des contradictions dans la position autrichienne sur les propositions sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 : le chancelier Sebastian Kurz ne souhaite pas donner un euro de plus au budget de l’UE, alors que la ministre fédérale du Développement durable et du Tourisme, Elisabeth Köstinger, s’oppose à une baisse des crédits de la PAC.
Comme Elisabeth Köstinger a donné naissance à un fils la veille, c’est Juliane Bogner-Strauß, ministre fédérale de la Condition féminine, de la Famille et de la Jeunesse), qui a présenté lundi les priorités agricoles de la Présidence autrichienne du Conseil de l’UE.
Les deux principales priorités sont la réforme de la PAC et la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire (EUROPE 12057). Parmi les autres priorités, elle a cité le ‘plan protéines’, la production biologique, le suivi des marchés agricoles et des négociations internationales sur les accords commerciaux.
Juliane Bogner-Strauß a insisté sur certains thèmes comme la simplification de la PAC, les exploitations familiales, les jeunes agriculteurs et les produits de qualité. Elle a estimé qu’il restait beaucoup à faire en matière de lutte contre les pratiques commerciales déloyales (voir autre nouvelle).
En réponse à des questions de députés sur le CFP et la PAC, dont Éric Andrieu (S&D, français), Zbigniew Kuzmiuk (CRE, polonais), Herbert Dorfmann (PPE, italien), Martin Häusling (Verts/ALE) ou encore Ulrike Müller (ADLE, allemande), Juliane Bogner-Strauß a promis que des négociations intenses auront lieu d'ici à la fin de l'année sur la PAC post-2020. « On ne ménage pas notre peine pour avancer sur le sujet », a-t-elle dit. Elle n’a pas souhaité commenter les négociations sur le CFP, mais a estimé que le PAC devait avoir « une dotation suffisante au niveau européen ». Enfin, elle a plaidé pour des accords commerciaux équilibrés (et la prise en compte des secteurs sensibles).
Seul M. Häusling a souligné qu’il ne fallait pas se hâter pour conclure en six mois les négociations sur la PAC post-2020. (Lionel Changeur)