La Commission européenne va entamer, jeudi 12 juillet, à Innsbruck, lors de la réunion informelle des ministres de l’Intérieur, une consultation auprès des États membres afin de commencer à mettre en œuvre le plan du Conseil européen (EUROPE 12052) visant à la fois à créer des plateformes de débarquement de migrants dans les pays tiers et à trouver auprès des États membres des pays volontaires pour accueillir des centres identiques de débarquement de migrants.
La Commission présentera sur le volet interne européen des pistes de travail avant l’été, a dit Natasha Bertaud, porte-parole du commissaire Dimitris Avramopoulos, en réponse aux nouvelles déclarations faites dimanche 8 juillet par le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini.
L'Italie veut en effet « fermer ses ports aux navires en mission en Méditerranée lorsque ces derniers ont à leur bord des migrants sauvés au large de la Libye », a déclaré dimanche le ministre italien, ajoutant qu’il apporterait « sur la table européenne à Innsbruck la demande de fermeture des ports italiens aux navires des missions internationales ».
La Commission européenne a expliqué que, selon les règles en vigueur, rien n’obligeait un pays hôte d’une opération de secours, y compris une opération internationale (par exemple les anciennes missions Triton ou celles de la nouvelle mission Themis), à débarquer les personnes dans les ports de son pays. (Solenn Paulic)