Le Conseil 'Affaires étrangères' a adopté, lundi 25 juin, des conclusions sur le Sahel afin de renforcer l’engagement de l'Union européenne dans la région.
Le Mali, considéré comme un pays éminemment influent dans la région, prend une place notable dans ces conclusions. Le Conseil a ainsi affirmé la nécessité que les signataires de l’Accord de paix et de réconciliation mettent en œuvre celui-ci de manière effective dans le pays. Il s'est, cependant, montré favorable au renforcement du rôle « de premier plan » de l’opération de l'ONU, la MINUSMA, à l’appui à la mise en œuvre de l’accord.
Les ministres ont aussi applaudi la résolution 2374 (2017) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui impose des sanctions aux acteurs maliens qui font obstacle au processus de paix, y compris ceux qui « ne s'engagent pas de manière constructive » (EUROPE 11873).
En outre, le Conseil a accueilli favorablement la décision de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, de déployer une Mission d’observation électorale pour suivre les élections présidentielles qui auront lieu le 29 juillet au Mali (EUROPE 12034).
Sahel. Les ministres ont également réaffirmé l’engagement stratégique global en faveur de la stabilisation de la région du Sahel. Selon les conclusions, une approche exhaustive est nécessaire et doit englober les questions de sécurité, de gouvernance et celles liées au développement.
Le Conseil a appelé les parties ayant participé à la Conférence de haut niveau sur le Sahel en février à concrétiser leur engagement et leurs contributions de soutien au Sahel (EUROPE 11968).
Dans le domaine sécuritaire, le Conseil a confirmé son soutien à l’opérationnalisation pleine de la force conjointe du 'G5 Sahel' et a invité les cinq pays concernés (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger) à déployer des contingents et des effectifs supplémentaires. Ainsi, les ministres ont rappelé la contribution de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et l’importance de sa régionalisation.
Les conclusions ont également mis en lumière d’autres enjeux tels que la coopération en matière de migration, de lutte contre le trafic de drogues et des armes, et d’assistance aux personnes vulnérables face à la crise alimentaire, la pauvreté et les catastrophes naturelles. (Carmen García, stage)