Le Conseil de l'UE a adopté, lundi 25 juin, une proposition législative visant à développer une infrastructure européenne de superordinateurs. L'entreprise commune, baptisée EuroHPC, devrait commencer à fonctionner au plus tard au début de 2019.
Le calcul à haute performance permet de traiter en un temps record un nombre important de données par le biais de superordinateurs. Or, si en 2012 l’UE comptait 4 des 10 machines les plus performantes du monde, elle n’en compte désormais plus une seule.
Le règlement établit un cadre juridique, contractuel et organisationnel pour contrer cette tendance. Il lance un partenariat public-privé auquel sont invités à participer l'UE, les États membres de l'UE, les pays tiers associés au programme Horizon 2020 et les associations privées. De nouveaux membres pourront se joindre à l'entreprise commune, dont le siège sera basé à Luxembourg, jusqu'à la fin de 2026. Le règlement propose de mobiliser 486 millions d’euros du budget de l'UE : 386 millions d'euros du programme de recherche Horizon 2020 et 100 millions d'euros du programme Connecting Europe Facility.
Par rapport à la proposition présentée en janvier, les États membres ont modifié les dispositions relatives au système de vote (quel membre peut voter sur quelle décision) et le recours aux fonds structurels pour l'acquisition de superordinateurs.
La Commission espère en effet que l'UE acquerra des systèmes de performance pré-exascale (1017 ou cent millions de milliards d'opérations par seconde) d'ici 2019-2020 et des systèmes de performance exascale (1018 ou un milliard de milliards d'opérations par seconde) d'ici à 2022-2023. (Sophie Petitjean)