Dans un projet de résolution non contraignante, sur les modalités du partenariat entre l'UE et les 79 pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) après-2020, les députés de la commission 'développement' du PE ont confirmé, mardi 24 avril, leur aspiration à un partenariat renouvelé, modernisé, plus politique et plus ouvert à la société civile et au secteur privé, qui permette de relever ensemble, plus efficacement, les défis du XXIe siècle (EUROPE 11948).
« Le groupe ACP doit demeurer un partenaire clé », a souligné la présidente de la commission, Linda McAvan (S&D, britannique), tout en saluant l'accent mis sur la dimension régionale de la coopération future. Les pays ACP, très attachés à l'unité de leur groupe, s'en sont réjouis.
Les députés souhaitent que les éléments essentiels de l'Accord de Cotonou (droits de l'homme, démocratie, État de droit et bonne gouvernance) et le dialogue politique soient maintenus au cœur de la coopération avec une dimension parlementaire renforcée.
Ils préconisent l'établissement d'un mécanisme permettant à la société civile de faire rapport sur des violations des droits humains.
Ils insistent sur la nécessité d'une coopération axée sur les résultats. Selon eux, l'accord devrait contenir des références explicites à la responsabilité et aux mécanismes de surveillance des obligations. Les députés souhaitent que l'accent mis sur les retours et la réadmission des migrants, dans le projet de mandat de négociation de la Commission, soit contrebalancé par un langage fort sur les voies de migration légales. Ils souhaitent inclure dans ce mandat le soutien aux pratiques agricoles durables. (Aminata Niang)