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Bulletin Quotidien Europe N° 12011
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ACTION EXTÉRIEURE / Arym

M. Tusk apporte son soutien à une réconciliation avec la Grèce

Sans clairement faire référence à la question du nom, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a souligné, vendredi 27 avril, qu’il apportait son soutien au processus de réconciliation entre l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et la Grèce. 

Rappelant - lors de la conférence de presse avec le Premier ministre macédonien, Zoran Zaev - l’importance de la coopération régionale et des relations de bon voisinage, M. Tusk a souhaité que ces relations s’améliorent avec la Grèce, à laquelle Skopje s’oppose toujours à propos du nom « Macédoine ». « Vous avez prouvé avec la Bulgarie que là où il y a une volonté de vaincre les fantômes du passé, il y a un chemin vers l'avenir. J'espère vraiment que vous pourrez faire ce parcours aussi avec la Grèce », a-t-il lancé à M. Zaev. 

Le président du Conseil européen n’a pas manqué d’éloges envers le pays. « Je sens un changement dans l'état d'esprit politique, une réelle volonté politique de progresser dans l'intégration euro-atlantique du pays et un leadership courageux et tourné vers l'avenir du Premier ministre Zaev », a-t-il énuméré, rappelant que la recommandation de la Commission européenne d'ouvrir des négociations d'adhésion était « la meilleure preuve que les efforts » faits « impressionnaient beaucoup en Europe et qu'un nouveau chapitre prometteur dans l’histoire (de l’ARYM) est sur le point de commencer ». 

M. Tusk a rappelé que l’UE aiderait le pays dans ses efforts de réformes, ajoutant que ce dernier avait « tout pour réussir » : « un consensus de l'UE et de l'OTAN, et de la classe politique pour l'adhésion et la détermination » de la population. 

Le président du Conseil européen a également rappelé que l’UE était « et resterait » le partenaire le plus fiable pour l'ensemble de la région, notamment en termes de commerce. Selon lui, 80 % des exportations du pays vont vers l'UE, 13 % aux voisins des Balkans occidentaux et seulement 1,5 % en Turquie, 1 % en Russie et 1 % en Chine. « Au-delà du commerce et des investissements (...), l'UE est le meilleur espoir pour un avenir meilleur pour vos citoyens », a-t-il ajouté, alors que les Européens s'inquiètent de l'influence turque ou russe dans la région. (Camille-Cerise Gessant)

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