login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12011
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / GrÈce

L’Eurogroupe salue la santé retrouvée de l'économie grecque mais reste vigilant à l'amorce de la finalisation du plan d'aide

Les participants à la réunion de l’Eurogroupe, qui s’est tenue vendredi 27 avril à Sofia (Bulgarie), ont accueilli positivement les progrès réalisés par les autorités helléniques dans la mise en place des mesures socioéconomiques prévues par la quatrième mission de suivi du troisième et dernier plan de sauvetage, ainsi que la stratégie de croissance à long-terme que le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a présenté le même jour à Sofia. 

Mário Centeno, le président de l’Eurogroupe, s’est félicité du fait que la Grèce reste « pleinement engagée » dans la mise en œuvre des 88 mesures socioéconomiques encore nécessaires pour boucler la quatrième mission de suivi (EUROPE 11973), avant une sortie du plan de sauvetage mi-août. Mais, comme l’a indiqué Pierre Moscovici, le commissaire chargé des Affaires économiques et financières, « il reste quelques sujets à traiter », le travail n’étant pas encore achevé. 

Retour des créanciers européens mi-mai à Athènes. Les équipes institutionnelles (Commission européenne, BCE, MES plus le FMI) se rendront de nouveau à Athènes le 14 mai en vue de faire le point sur la mise en œuvre de ces réformes. Un accord de principe au niveau technique ('staff-level agreement') entre les 'institutions' et Athènes sur la conclusion de cette dernière mission de suivi est espéré à l’issue de cette visite. 

« Il faudra accélérer et intensifier le travail », a cependant prévenu M. Moscovici, dans un message adressé à toutes les parties. « Les prochaines semaines seront très intenses » à ce titre, a enchaîné Klaus Regling, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES). 

Vendredi à Sofia, M. Tsakalotos a présenté la stratégie grecque de croissance à long terme, qui a été saluée par les grands argentiers de la zone euro. M. Moscovici s’est félicité du fait qu’elle couvre un large éventail de problématiques, telles que « la productivité, les entreprises, les conditions de financement ». « L’effort doit se poursuivre dans la durée », a-t-il ajouté. 

Au volet des mesures post-plan de sauvetage, les décisions seront prises lors de la réunion de l’Eurogroupe du 21 juin, une fois qu’il aura été attesté que les Grecs auront mis en place l’ensemble des réformes requises. 

Si un cadre de surveillance post-plan d'aide sera mis sur pied, ses contours n’auraient pas encore été dessinés. Mais cela ne ressemblera « en aucun cas » à un nouveau programme, d’après M. Moscovici, réitérant ainsi des propos qu’il a déjà tenus auparavant (EUROPE 11942). 

Les créanciers d'Athènes cherchent à maintenir un levier qui leur permettrait de continuer à surveiller de manière adéquate l'évolution de l'économie grecque. L'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) a atteint 4,2 % du PIB grec en 2017. Selon une décision prise à l'Eurogroupe en juin 2017, Athènes devra en tout cas maintenir cet excédent budgétaire primaire à hauteur de 3,5 % du PIB par an jusqu'en 2022 et de 2 % en moyenne de 2022 à 2060 (EUROPE 11810). 

Les mesures d'allègement de la dette grecque constituent une condition sine qua non à un soutien financier spécifique du FMI. Les travaux sur le 'mécanisme français', qui indexeront le niveau de remboursement de la dette grecque sur la croissance économique du pays (‘growth-adjustment mechanism’), se poursuivent au niveau technique (EUROPE 11944). Fin 2017, la dette grecque s'élevait à 178,6 % du PIB grec. (Lucas Tripoteau)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit
CALENDRIER