Le Conseil de l’UE a sanctionné par procédure écrite, vendredi 6 avril, une personne et 21 entités supplémentaires en réponse aux activités de développement d'armes nucléaires et de missiles balistiques de la Corée du Nord qui violent de nombreuses résolutions du CSNU.
Ces sanctions portent sur un gel des avoirs, et, en plus, pour Tsang Yung Yuan, qui a coordonné les exportations de charbon nord-coréen avec un courtier nord-coréen opérant dans un pays tiers qui a mené d'autres activités d'évasion fiscale, une interdiction de voyager au sein de l’UE. L’Union a aussi décidé de geler les avoirs de 15 navires, d’interdire l'entrée dans ses ports de 25 navires et le déclassement de 12 autres.
Ces mesures, qui seront publiées au Journal officiel de l'UE du lundi 9 avril, sont une transposition des sanctions imposées le 30 mars 2018 par le Comité du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Rencontre entre responsables européens et nord-coréens
Par ailleurs, un porte-parole de l’UE a précisé à EUROPE, le 6 avril, que le directeur général pour l'Asie et le Pacifique du Service européen pour l'action extérieure, Gunnar Wiegand, avait rencontré, le 4 avril, Kim Son Gyong, directeur général du Département des Affaires européennes du ministère des Affaires étrangères de la Corée du Nord, à la demande de Pyongyang. « Les discussions ont porté sur l'état d'avancement des relations bilatérales et ont permis d'échanger sur les développements récents dans la péninsule coréenne et les perspectives d'une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible », a précisé le porte-parole qui a ajouté que M. Wiegand avait expliqué aux autorités nord-coréennes que l'UE souhaitait qu'elles prennent des mesures pour « améliorer la situation désastreuse des droits de l'homme dans le pays ».
De même, la vice-directrice générale de la Coopération internationale et du Développement (DG DEVCO) de la Commission européenne, Marjeta Jager, s'est entretenue avec M. Kim, toujours à la demande de la Corée du Nord. « La Commission a réitéré la politique d'engagement critique de l'UE (…), y compris une assistance continue dans le domaine de la sécurité alimentaire », a précisé le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)