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Bulletin Quotidien Europe N° 11956
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INSTITUTIONNEL / Allemagne

Le programme de la future 'grande coalition' annonce un « nouvel élan pour l’Europe »

Le titre même du programme de gouvernement conclu mercredi à l’aube par les conservateurs et les sociaux-démocrates allemands annonce la couleur : 'Un nouveau départ pour l'Europe/Un nouveau dynamisme pour l'Allemagne/Une nouvelle cohésion pour notre pays'. L’Europe apparaît au cœur du contrat de gouvernement de la future 'grande coalition'.

Pour la chancelière Angela Merkel, l’accord permettra de mettre en place un « gouvernement stable très attendu en Allemagne mais aussi ailleurs » et « va améliorer la vie des citoyens et préparer l’économie allemande à l’avenir ».

Après deux semaines d’âpres négociations et un dernier marathon de 24 heures (EUROPE 11944), le président du SPD, Martin Schulz, était visiblement épuisé, mais satisfait. « Ce programme est marqué de l’empreinte sociale-démocrate », a-t-il affirmé. D'après lui, l’Allemagne va renforcer son engagement en Europe et répondre enfin à la main tendue par le président français, Emmanuel Macron.

L’Allemagne devrait contribuer davantage au budget européen après le retrait du Royaume-Uni, a confirmé l’ancien président du Parlement européen. Toutefois, « qui paie plus doit aussi avoir davantage de contrôle sur les dépenses et sur le choix des investissements », a-t-il précisé.

Fonds monétaire européen. Le pacte de gouvernement publié par la CDU annonce la volonté de deux partenaires de transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en « un Fonds monétaire européen contrôlé par le Parlement, qui devrait être inscrit dans la loi de l'Union », et sans affecter les droits des parlements nationaux.

La future 'GroKo' compte plaider à Bruxelles pour un pacte social avec un revenu minimum et une assurance sociale de base. « L’équité fiscale » entre les grandes entreprises est au programme et les groupes Google, Apple, Facebook et Amazon sont explicitement visés.

La future coalition confirme son intention de renforcer sa contribution en matière de défense et de politique étrangère, sans chiffrer clairement toutefois cette contribution.

Selon Marcel Fratzscher, le compromis de gouvernement envoie des « signaux positifs » tant pour l’Europe que pour les secteurs du numérique et de l’éducation. « La Grande Coalition doit enfin saisir sa deuxième opportunité après 2013 pour tenir ses promesses et réformer l'Europe », a-t-il souligné. Il a toutefois regretté que l’accord en matière de retraite ou de santé soit constitué « de vagues promesses dont le financement reste à déterminer ». Il y a « trop de redistribution » et trop peu d'investissements dans l'avenir, estime pour sa part Dieter Kempf, président de l’association de l’industrie allemande, le BDI.

« Je sais que nous serons très critiqués, mais ce contrat constitue un bon équilibre », assurait mercredi Angela Merkel.

Reste maintenant à convaincre les quelque 460 000 adhérents du SPD de valider l’accord. Le résultat de leur vote par correspondance devrait être connu le premier week-end de mars. Beaucoup de militants pourraient voter plus par raison que par passion, alors que les derniers sondages leur promettent moins de 17% des votes en cas de nouvelles élections, soit deux points d’avance seulement sur l’extrême droite de l’AfD. Voir le programme de travail (en allemand): http://bit.ly/2GSVG05.  (Nathalie Steiwer)

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