Les ambassadeurs des 28 États membres auprès de l'UE (Coreper) ont marqué un accord politique, jeudi 18 janvier, sur des sanctions à l’encontre de sept responsables vénézuéliens, a expliqué une source européenne à EUROPE. Les sanctions portent sur un gel des avoirs et une interdiction de voyager.
Figureraient parmi les sept responsables le ministre de l'Intérieur, Nestor Riverol, le vice-président du Parti socialiste uni du Venezuela et député de l’Assemblée constituante, Diosdado Cabello, le patron du service des renseignements, Gustavo Gonzalez Lopez, le procureur général, Tarek William Saab, l’ex-commandant de la Garde nationale bolivarienne, Antonio Jose Benavides Torres, le président du Conseil national électoral, Tibisay Lucena, et le président de la Cour suprême, Maikel Moreno, a rapporté l'AFP.
Les sanctions devraient être officiellement adoptées la semaine prochaine. Cette adoption, et la publication des actes juridiques au Journal officiel pourraient avoir lieu lors du Conseil 'Affaires étrangères' du lundi 22 janvier, à condition de la levée d’une réserve parlementaire.
L’UE avait adopté, le 13 novembre dernier, le cadre juridique permettant de sanctionner des personnes « responsables de violations graves des droits de l'homme ou d'atteintes graves à ceux-ci ou d'actes de répression à l'égard de la société civile et de l'opposition démocratique au Venezuela », ou dont « les actions, les politiques ou les activités portent atteinte d'une quelconque autre manière à la démocratie ou à l'État de droit au Venezuela ».
L'Union avait aussi imposé un embargo sur les armes et les matériaux connexes susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne et des équipements et technologies destinés à être utilisés par le régime pour la surveillance ou l’interception d’Internet et des communications téléphoniques (EUROPE 11903). (Camille-Cerise Gessant)