L’Espagne a été choisie « à une très large majorité », jeudi 18 janvier, par le comité GNSS pour relocaliser l’infrastructure de « soutien » (‘back up’) du Centre de surveillance de la sécurité de Galileo, qui est actuellement situé à Swanwick au Royaume-Uni, a déclaré le porte-parole en chef de la Commission européenne, Margaritis Schinas, lors de la conférence de presse de midi.
La Commission européenne devra entériner officiellement la décision prise en comitologie lors de la prochaine réunion du collège, qui se tiendra mercredi 24 janvier. Une décision qui vient confirmer les informations que nous avions rapportées la semaine dernière (EUROPE 11937). Six États membres étaient encore en lice. Il s'agissait de la Belgique, l’Italie, la Slovénie, le Portugal, la Roumanie et l’Espagne. La Pologne et l’Allemagne se seraient retirées de la procédure, selon nos informations.
L’infrastructure sera relocalisée à Madrid. Le transfert effectif devra être réalisé au plus tard en avril 2018. La porte-parole chargée du marché intérieur et de l’industrie, Lucia Caudet, a expliqué, en conférence de presse, que l’infrastructure en question, qui n’est pas encore « pleinement opérationnelle » concernait pour l’heure une seule et unique personne qui travaille à temps plein. À l’avenir, cette infrastructure devrait regrouper de 3 à 30 personnes, a-t-elle indiqué, nombre qui reste à la discrétion de l’Agence du GNSS européen (GSA).
Le 20 décembre dernier, la commissaire au Marché intérieur et à l’Industrie, Elżbieta Bieńkowska, avait mis au courant le collège des commissaires et avait rendu son analyse sur les différentes candidatures sur la base de différents critères (entre autres : rapidité à fournir une infrastructure ; privilèges et immunités apportés ; contribution financière ; atténuation des risques de sécurité).
Pour rappel, le Centre de surveillance de la sécurité de Galileo joue un rôle clé dans le programme Galileo et gère le service public réglementé (‘Public Regulated Service’ – PRS) qui fournit des données de navigation cryptées aux gouvernements (EUROPE 11663). (Pascal Hansens)