Les négociateurs de l'UE et du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) se retrouveront mardi 30 janvier à Bruxelles, aux niveaux technique et politique, pour « la dernière phase » des négociations en vue d'un accord commercial entre les deux blocs, a annoncé la Commission européenne mercredi 17 janvier.
« Cette réunion s'appuiera sur les progrès réalisés lors des discussions de décembre en Argentine et se tiendra aussi au niveau ministériel », a précisé un porte-parole de la Commission.
« L'UE est engagée à conclure avec le Mercosur un accord commercial ambitieux, équilibré et global qui aura un impact positif sur la croissance et la création d'emplois de part et d'autre de l'Atlantique et enverra un signal au reste du monde sur l'importance d'un commerce ouvert, mutuellement bénéfique et fondé sur des règles », a-t-il ajouté.
La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a informé le Collège des commissaires, mardi 16 janvier, des progrès des pourparlers UE/Mercosur après d'intenses tractations en marge de la 11e conférence ministérielle de l'OMC, mi-décembre à Buenos Aires (EUROPE 11923 et 11925).
« Il est important que les deux parties répondent à leurs attentes réciproques pour essayer de combler les écarts restants et parvenir à un résultat mutuellement bénéfique », a souligné le porte-parole de la Commission, rappelant que les questions en suspens concernaient l'accès au marché pour les produits industriels et agricoles, notamment les voitures et les pièces détachées automobiles, mais aussi les produits laitiers, les règles d'origine et les périodes de transition, la protection des indications géographiques et « les possibilités d'accès » aux services maritimes.
« Nous espérons que cette réunion marquera la dernière étape vers un accord commercial et ouvrira la voie à d'éventuelles étapes nécessaires qui devraient être franchies très prochainement. La Commission abordera cette étape décisive avec la même attitude transparente et constructive qu'elle a eue tout au long du processus, tout en reconnaissant les sensibilités réciproques », a-t-il ajouté, assurant que les pays de l'UE « seraient consultés à chaque étape du processus à venir ». (Emmanuel Hagry)