L’UE s’est inquiétée, mardi 26 décembre, d’un possible manque de pluralisme politique en Russie et d’un risque d’élections non démocratiques lors des présidentielles du 18 mars 2018, alors que l’opposant politique Alexeï Navalny a été interdit de participer à ces élections.
« La décision de la Commission électorale centrale russe (le 25 décembre) selon laquelle M. Navalny ne peut pas participer aux élections présidentielles en raison d'une ancienne condamnation présumée jette un doute sérieux sur le pluralisme politique en Russie et la perspective d'élections démocratiques », a prévenu la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, dans un communiqué.
« Les accusations motivées par des considérations politiques ne devraient pas être utilisées contre la participation politique », a-t-elle prévenu. La porte-parole a rappelé que la Cour européenne des droits de l'homme avait jugé que M. Nalvany, condamné en octobre pour détournement de fonds et soumis à une inéligibilité jusqu’en 2028, avait été privé du droit à un procès équitable lors de son procès en 2013 sur les mêmes accusations.
« Nous attendons des autorités russes qu'elles garantissent des conditions de concurrence équitables, y compris lors des élections présidentielles », a ajouté la porte-parole.
Celle-ci a précisé que l’UE s'attendait à ce que le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'OSCE soit invité à observer ces élections. « L'Union fondera son évaluation du processus électoral sur les conclusions du BIDDH, comme nous l'avons fait par le passé », a annoncé la porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)