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Bulletin Quotidien Europe N° 11929
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

La Commission précise sa vision d'une période de transition post-Brexit souhaitée par Londres

Le négociateur de l’Union européenne, Michel Barnier, présentera, mercredi 20 décembre, un projet de recommandation accompagné de directives de négociations pour entamer la seconde phase des négociations des négociations menant au Brexit au printemps 2019.

Cette initiative découle de la récente décision du Conseil européen qui, le 15 décembre, a considéré que les négociations sur le divorce entre l'UE et le Royaume-Uni avaient enregistré des progrès suffisants pour que les discussions se concentrent désormais sur une période de transition et sur le futur cadre des relations bilatérales, notamment commerciales, qui liera les deux partenaires (EUROPE 11927).

Mercredi, le projet de recommandation ne portera que sur la courte période de transition - environ deux ans - que Londres souhaite mettre en place après sa sortie de l'UE, fin mars 2019. la durée envisagée fait consensus parmi les États membres.

Au-delà, Londres doit encore se prononcer sur le modèle de partenariat souhaité avec l’UE. Lorsque la lumière sera faite, les chefs d’État et de gouvernement seront invitées à adopter, vraisemblablement en février ou mars 2018, des lignes directrices supplémentaires en vue des négociations à venir.

Lundi 18 décembre, dans une interview accordée à plusieurs journaux européens, Michel Barnier a déjà rappelé les lignes rouges européennes en ce qui concerne la période de transition, des lignes rouges inspirées des lignes directrices adoptées vendredi par les Vingt-sept. Londres devra ainsi respecter tout l’acquis européen, contribuer au budget européen et accepter le rôle de la Cour de justice. Londres pourra commencer à négocier des accords commerciaux avec d’autres pays tiers, mais ne sera pas en mesure de les finaliser ni de les signer.

Dans cette interview accordée notamment au Guardian, Michel Barnier avance quelques pistes, notamment sur la nature du futur accord commercial UE/Royaume-Uni qu’il imagine mixte et devant être ratifié par 31 parlements régionaux et nationaux. Selon lui, le futur accord commercial pourra être négocié en deux ans pour être prêt d'ici à 2021.

Le négociateur met aussi en garde Londres contre toute volonté de concurrencer l’UE sur des sujets touchant à l’environnement, aux droits sociaux, à la protection des consommateurs ou la stabilité financière. (Solenn Paulic)

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