Les plans de la Présidence estonienne du Conseil de l’UE sur la réforme du règlement de Dublin et son volet sur la solidarité et la responsabilité sont « loin d’être acceptables », a commenté, jeudi 30 novembre, le rapporteur du PE sur ce sujet, la Suédoise Cecilia Wikström (ADLE).
« Les plans des États membres pour un nouveau système de Dublin rendraient un compromis très difficile », a-t-elle prévenu au lendemain d’une présentation, par la Présidence estonienne, d’un nouveau texte de compromis basé sur les travaux des Présidences slovaques et maltaises et sur les nombreuses réunions bilatérales menées par la Présidence depuis la rentrée. Un compromis qui met un terme au principe de relocalisation obligatoire de demandeurs d’asile pour tous les États membres (EUROPE 11915).
« Je salue le travail de la Présidence estonienne qui tente de parvenir à une position commune au Conseil sur le règlement de Dublin. Le système proposé est cependant très loin de ce que pourrait être une solution acceptable pour le Parlement européen. Si le Conseil était d'accord sur une telle position, cela rendrait les négociations entre les colégislateurs très difficiles », a-t-elle martelé, ajoutant que le PE saura néanmoins se montrer ouvert et constructif.
Le 19 octobre la commission des libertés civiles s’était prononcée sur une réforme de Dublin incluant un mécanisme automatique et permanent de relocalisation et des sanctions (le gel de fonds européens) contre les pays réfractaires (EUROPE 11887). (Solenn Paulic)