Le mot « glocal » a été sur de nombreuses lèvres durant le 7e Forum sur la cohésion, et a été cité notamment par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et la commissaire à la Politique régionale, Corina Crețu, lors de leurs interventions respectives, mardi 27 juin.
Le président Juncker a été le premier à essayer de définir ce néologisme, qui sera certainement tendance dans les mois à venir, expliquant qu’il s’agit de la combinaison de « local » et « global », ceci afin de montrer que les frontières entre le niveau local et mondial sont étanches et l’interdépendance entre ces deux niveaux grande. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a cependant discuté l’origine de ce néologisme durant son intervention en indiquant qu’il l'avait déjà entendu auparavant.
Mais c’est bien la commissaire Crețu qui est allée au fond du concept « glocal », en insistant sur la nécessité de « devenir glocal » (‘becoming glocal’). Pour la commissaire ce concept signifie que la mondialisation (‘globalisation’) engage toute la planète, mais que ce processus est en particulier ressenti au niveau local.
Puis la commissaire, sans entrer dans les détails, a donné les pistes à explorer sur la manière de faire face à la « glocalisation », qui sont connues : - inciter les réformes structurelles, comme l’avait indiqué déjà le vice-président Katainen (EUROPE 11816) ; - mettre une seule et unique série de règles pour les fonds structurels et d’investissement ; - introduire un système axé sur les résultats et non sur le contrôle ; - permettre la différenciation en fonction des spécificités des régions ; - ou encore, améliorer la communication.
La commissaire présentera un document de réflexion sur les finances futures de l’Union européenne en lien avec le commissaire au Budget, Günter Oettinger (voir autre nouvelle) et visera à dégager un budget aux enjeux « glocaux ». (Pascal Hansens)