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Bulletin Quotidien Europe N° 11812
SOCIAL - EMPLOI / Emploi

La Commission présente un nouveau dispositif pour aider les migrants à intégrer le marché du travail

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la Commission européenne a présenté, mardi 20 juin, un nouvel « outil de profilage des compétences » pour aider les ressortissants de pays tiers, en particulier les demandeurs d’asile, à intégrer plus efficacement le marché du travail dans l’UE.

La commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, venue présenter l’outil aux côtés de Dimitris Avramopoulos, le commissaire en charge de la Politique migratoire, a expliqué que ce nouvel outil visait à formaliser les compétences des migrants et réfugiés afin que leur profil soit compréhensible pour toutes les organisations et autorités nationales et régionales et ainsi intégrer plus efficacement le marché de l’emploi pour ces personnes. À ce jour, près de deux tiers des migrants de pays tiers occupent des postes sous-qualifiés par rapport à leur formation, a rappelé M. Avramopoulos, regrettant que leurs compétences ne soient pas mieux exploitées.

Pour rappel, cet outil était prévu dans la nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe (EUROPE 11570). Son recours reste facultatif. Il s’agit d’un éditeur web qui vise à faciliter l’entrée de toute une série d’information concernant, entre autres, les compétences, l’éducation et la formation, l’emploi et les revenus, l’expérience et les attentes des nouveaux arrivants. Plus concrètement, l’éditeur peut être divisé en deux formulaires. L’un dans la langue du travailleur social, c’est-à-dire l’une des 24 langues officielles de l’UE, et l’autre pour la personne originaire d’un pays tiers, à savoir l’arabe, le farsi, le pachtou, le sorani, le somali et le tigrinya.

Ce dispositif permettra ainsi à « un conseiller et à un ressortissant d'un pays tiers de remplir ensemble le formulaire, même s'ils n'ont pas de langue commune », explique la Commission. Une fois complété, le formulaire permettra de dresser un « profil de compétences » qui pourra être par la suite présenté par le ressortissant de pays tiers à un service public de l’emploi.

La Commission explique, par ailleurs, que l’outil se veut flexible. Les utilisateurs pourront l’utiliser tel quel ou le moduler selon leur besoin.

Répondant à EUROPE, Mme Thyssen a expliqué que les langues avaient été choisies en fonction de celles les plus utilisées par les primo-arrivants. Celles-ci ne sont pas gravées dans le marbre et d’autres pourront être ajoutées en fonction de l’évolution des profils des migrants, a-t-elle précisé.

« C’est bien d’avoir un bel outil, mais si on ne s’en sert pas, ça ne sert pas à grand-chose », a par ailleurs ajouté la commissaire, toujours en réponse à EUROPE. Car l’enjeu maintenant va être de communiquer sur l’outil. Elle a ainsi expliqué que la Commission allait présenter cet outil aux ministres en charge de l’Emploi et des Affaires sociales. (Pascal Hansens)

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