La plateforme de l’UE sur le bien-être des animaux d’élevage n'est pas un forum pour discuter d’une nouvelle législation européenne ; elle doit contribuer à améliorer la mise en œuvre des dispositions actuelles, a déclaré Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la Santé et à la Sûreté alimentaire, lors de la réunion inaugurale de cette plateforme, mardi 6 juin à Bruxelles (EUROPE 11801).
Le commissaire a souligné, devant les membres de cette plateforme, que de nombreuses « actions non législatives » pourraient être mises en place, « ce qui permettrait de donner des résultats concrets plus rapidement que par la voie législative ». La plateforme peut répondre à deux aspects qui, à son avis, sont cruciaux pour l'avenir du bien-être des animaux : la réalisation d'engagements volontaires qui soient concrets et vérifiables sur le terrain et la recherche des meilleurs moyens de promouvoir la valeur ajoutée des normes élevées de l’UE en matière de bien-être animal. Pour le commissaire, ces normes européennes élevées offrent un avantage concurrentiel tant sur le marché de l'UE qu’au niveau mondial.
Vytenis Andriukaitis a souligné que le résultat de cette plateforme dépendra fortement de ce que les membres sont prêts à offrir « en fonction de leur expertise, de leurs idées, de leurs ressources humaines ou financières ». « Si vous venez à la plateforme seulement pour poser des questions ou pour défendre vos positions ou intérêts respectifs, je crains que nous n'allions pas très loin », a mis en garde le commissaire. Il a appelé les participants à faire preuve de responsabilité et à se concentrer sur certaines priorités.
Les trois sessions de mardi ont porté sur une meilleure mise en œuvre, les normes mondiales et les engagements volontaires. Elles reflètent les priorités de la Commission et définissent un cadre « intéressant » pour les prochaines activités de la plateforme sur le bien-être animal, a conclu le commissaire. (Lionel Changeur)