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Bulletin Quotidien Europe N° 11802
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ACTION EXTÉRIEURE / Climat

Pas de déclaration commune UE/Chine, en raison du différend sur le statut de la Chine à l’OMC

En réponse au désengagement climatique de l’administration Trump,  l’UE et la Chine ont toutes deux confirmé leur engagement à mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat, comme l’avaient indiqué les Européens vendredi 2 juin, à l’issue du dix-neuvième sommet UE/Chine (EUROPE 11801). Pour autant, le projet de déclaration commune sur le climat et l’énergie propre n’a pas été adopté, contrairement à ce que nous avons écrit et à ce que croyaient de nombreux observateurs.

La cause en est que la Chine a de nouveau demandé à bénéficier du statut d’économie de marché à l’OMC. L’information est passée sous silence lors de la conférence de presse finale, mais elle a bien été confirmée mardi 6 juin par la Commission européenne, en réponse aux questions de la presse européenne. L'institution a toutefois tenu à minimiser le fait.

« Sur le fond, il y a accord. L’UE et la Chine ont fait savoir publiquement qu’elles restent engagées dans la mise en œuvre de l’accord de Paris. La déclaration commune n’existe pas. Sur l’essence, il y a eu accord. Peu importe les instruments », a déclaré le porte-parole en chef de la Commission, Margaritis Schinas

L'environnement ne doit pas être pris en otage. Au Parlement européen, en revanche, l’eurodéputé, français, Franck Proust (PPE), membre de la commission du commerce international, s’est indigné, dès vendredi soir, du fait que la déclaration commune ait été prise en otage à un moment aussi crucial pour l'avenir de la lutte mondiale contre le changement climatique.  

« C’était à prévoir ! Malgré l’opportunité d’une déclaration forte sur le climat en réaction à la décision de Donald Trump de se retirer de l’Accord de Paris, la Chine a décidé de mettre en avant ses intérêts en demandant à ce que le statut d’économie de marché (SEM) lui soit reconnu. L’Union européenne a pourtant été claire : la Chine n’aura pas le SEM, car il n’a plus lieu d’être. Cette distinction est terminée », avait-il déclaré. Et d’ajouter: « L’environnement ne doit pas être l’otage des contrevérités américaines ni des velléités chinoises en matière de commerce ». (Aminata Niang)

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