L’Union européenne a dénoncé, vendredi 2 juin, les accusations portées contre la militante Valentina Cherevatenko, chef de file de l'ONG ‘L’Union des Femmes du Don’.
Ces accusations « représentent la première affaire pénale ouverte en vertu de la loi sur les 'agents étrangers' en Russie. La pratique consistant à déclarer les ONG comme 'agents étrangers' restreint la société civile et entrave l'exercice des libertés fondamentales », a souligné la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué.
Mme Cherevatenko, a été formellement accusée le 2 juin d’avoir intentionnellement évité l'enregistrement de son ONG en tant qu'agent étranger. Elle risque deux ans de prison. Les autorités ont ajouté l’ONG à cette liste en 2014, car elle reçoit des fonds étrangers et est impliquée en politique, ce que réfute Mme Cherevatenko. Elle estime que les poursuites sont des représailles envers un de ses projets, qui surveille la mise en œuvre des accords de Minsk pour mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine.
La porte-parole du SEAE a souligné le « travail remarquable » de la militante sur l’éducation aux droits de l’homme, la consolidation de la paix et les questions humanitaires, travail « bien connu et largement apprécié ». (Camille-Cerise Gessant)