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Bulletin Quotidien Europe N° 11786
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / France

La Commission préconise un «effort minime» pour que Paris résorbe son déficit excessif

La Commission européenne ne souhaite pas, à ce stade, mettre la pression outre mesure sur les nouvelles autorités françaises concernant la politique budgétaire qu'elles mèneront pendant le quinquennat Macron. Mais elle estime que la France doit saisir l'occasion de sortir rapidement de la procédure pour déficit excessif ouverte à son encontre depuis 2007.

« Ce n'est pas un message de pression, en aucun cas de sanction. Avec un effort minime, il peut y avoir un passage durable sous le seuil de 3,0% du PIB » de réduction du déficit, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, jeudi 11 mai en présentant les prévisions économiques de printemps de la Commission européenne (voir autre nouvelle). « Mon message est positif. Nous travaillerons ensemble pour que les engagements soient respectés », a-t-il ajouté.

D'après l'institution européenne, la création de richesse atteindra en France +1,4% du PIB national en 2017 après +1,2% en 2016, une prévision inchangée par rapport à février (EUROPE 11724). Le déficit français serait ramené de -3,4% du PIB l'année dernière à -3,0% cette année. Cette prévision est légèrement moins bonne que celle avancée en février (-2,9%). Le chômage en France passerait en 2017 sous la barre des 10% de la population active, tandis que le dette publique française devrait continuer de progresser, passant de 96,0% du PIB en 2016 à 96,4% en 2017.

Ayant obtenu en 2015 deux ans de plus pour réduire son déficit excessif, la France doit ramener celui-ci à -2,8% du PIB cette année. Pour sortir définitivement de la procédure de déficit excessif, elle devra maintenir cette performance de manière durable, pendant deux ans. Paris serait alors soumise à l'obligation de réduire de 0,6% du PIB le déficit structurel (hors effet de la conjoncture) mais pourrait, en même temps, bénéficier davantage de la flexibilité du Pacte de stabilité pour mener à bien des réformes.

La Commission, qui présentera ses recommandations par pays mercredi 17 mai, souhaite donc que le futur gouvernement français mette à profit les efforts du quinquennat Hollande et la conjoncture actuelle pour en finir au plus vite avec une procédure d'infraction ouverte depuis 2007.

C'est le sens de récentes déclarations, notamment du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour qui les dépenses publiques en France demeurent excessives. M. Moscovici a plusieurs fois jugé inconcevable que son pays demeure le dernier pays de la zone euro en situation de déficit excessif, l'Espagne devant rapidement mettre fin à la procédure ouverte à son encontre (EUROPE 11773). (Mathieu Bion)

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