Les ambassadeurs nationaux auprès de l'Union européenne (Coreper) discuteront, mercredi 26 avril lors d’un petit déjeuner, des nouvelles idées de la Présidence maltaise du Conseil de l’UE en vue de parvenir à un compromis sur la réforme du règlement dit 'de Dublin' qui organise le traitement des demandes d’asile entre États membres.
C’est sur le concept de 'solidarité effective' que veut avancer la Présidence maltaise. Elle présentera aux États membres une proposition offrant une somme de 60 000 euros par demandeur d’asile supplémentaire relocalisé (par rapport aux quotas de départ), a dévoilé Reuters. À l’inverse, les pays ne respectant pas leurs obligations en matière d'accueil paieraient la même somme par demandeur d’asile non relocalisé aux pays qui les prennent en charge à leur place.
Ce document s’inscrit dans une série de propositions établies pour trouver un compromis et rallier les pays réticents aux dispositifs de relocalisation, notamment la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie ou la République tchèque. Mais, à l’inverse de la précédente Présidence slovaque du Conseil, La Valette ambitionne que les États membres acceptent de relocaliser au moins la moitié des demandeurs d’asile qu'ils devraient accueillir.
La Slovaquie espérait en effet faire valoir l’idée que l’on puisse exempter certains pays et les autoriser à contribuer à la solidarité en matière d’asile de manière alternative (EUROPE 11686).
Le dispositif en gestation serait activé de manière quasi automatique en temps de grande crise migratoire. L’idée serait aussi de fixer un cap annuel de relocalisations, fixé à 200 000, selon Reuters.
Si l’objectif semble ambitieux, une source a expliqué que l’idée est de surmonter l’incertitude des États membres quant au nombre de relocalisations auxquelles ils pourraient faire face sur une année en le limitant à un certain chiffre.
De cette façon, les États membres connaitraient le nombre maximum de personnes qu’ils peuvent avoir à relocaliser et seraient donc en mesure de mieux planifier. « Mais le nombre initial de 200 000 migrants dans le document est inscrit entre crochets. Cela signifie qu'il pourrait être modifié », a ajouté cette source. (Solenn Paulic)