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Bulletin Quotidien Europe N° 11774
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Une étude souligne le rôle clé d'objectifs d'économies d'énergie dans les transports

S'appuyant sur une étude publiée mardi 25 avril, la Coalition pour les économies d'énergie encourage les décideurs politiques européens à maintenir des exigences d'économies d'énergie annuelles de 1,5% dans la directive révisée sur l'efficacité énergétique pour exploiter le potentiel d'économie d'énergie dans tous les secteurs d'activité. Elle plaide aussi pour des objectifs d'efficacité énergétique dans les transports.

L'étude montre que des mesures nationales d'efficacité énergétique dans les transports pourraient induire cinq fois plus d'économies d'énergie par an sur la période 2021-2030 que sur la période 2014-2020. À l'instar de celles réalisées dans les secteurs du bâtiment ou de l'industrie, des économies d'énergie dans les transports stimuleraient la création d'emplois, augmenteraient la compétitivité et renforceraient la sécurité énergétique et la protection du climat, assure l'association.

L'étude met en évidence la nécessité et la faisabilité de maintenir pleinement les exigences de 1,5% d'économies d'énergie dans la révision de la directive sur l'efficacité énergétique en fermant les échappatoires qui ralentissent la réalisation des objectifs fixés, ajoute-t-elle.

Dans sa proposition de révision de la directive 'efficacité énergétique' mise sur la table fin 2016 dans le cadre du paquet pour l'énergie propre, la Commission propose de prolonger jusqu'en 2050 l'article 7 - la pierre angulaire du texte - qui exige que les États membres de l'UE mettent en place des mesures d'efficacité énergétique au niveau national, en plus des mesures au niveau européen, pour permettre de nouvelles économies d'énergie représentant 1,5% des ventes d'énergie chaque année.

Toutefois, la Commission propose de maintenir la possibilité pour les pays membres de faire moins en ignorant l'énergie utilisée dans les transports. À l'heure actuelle, la plupart des gouvernements ont utilisé toutes les échappatoires possibles, ce qui a réduit de moitié les exigences d'économies d'énergie effectives à seulement 0,75% par an, regrette l'association.

L'étude montre que l'amplification de mesures nationales d'efficacité énergétique dans le secteur des transports pourrait offrir plus d'économies que celles qui seraient nécessaires si l'exemption pour les transports était supprimée, poursuit-elle.

La Coalition pour les économies d'énergie appelle à « ne plus ignorer » les économies d'énergie dans les transports dans le cadre de la révision de la directive sur l'efficacité énergétique. Des mesures nationales dans ce secteur, combinées avec les économies inexploitées dans le secteur des bâtiments et dans l'industrie, permettront vraiment d'atteindre des économies de 1,5% par an, insiste-telle.

« Si les échappatoires de la directive sont maintenues, le taux actuel d'amélioration de l'efficacité énergétique dans tous les secteurs est en péril, conduisant à des pertes d'emplois et à un impact négatif sur les factures d'énergie des gens et la qualité de l'air des villes », insiste l'association.

Alors que le Parlement européen a demandé la suppression des échappatoires après 2020 et la réalisation de 1,5% d'économies d'énergie par an, la Présidence maltaise a proposé de réduire l'exigence d'efficacité énergétique de 1,5% à 1,4% dans l'article 7 de la directive, tout en maintenant les échappatoires, conclut-elle. (Emmanuel Hagry)

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