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Bulletin Quotidien Europe N° 11773
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

La relocalisation de l'Agence des médicaments inquiète l'industrie pharmaceutique

L’industrie pharmaceutique craint que la sortie du Royaume-Uni de l'UE perturbe les activités de l’Agence européenne des médicaments, actuellement basée à Londres. Dans une déclaration conjointe publiée lundi 24 avril, plusieurs géants de l’industrie ont appelé à une transition douce et réfléchie lors du déménagement de l’agence.

Le document, publié sur le site de la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques, est cosigné par des représentants de 19 laboratoires pharmaceutiques, comme Novartis, Bayer Pharmaceuticals, Servier, Pfizer, etc.

« Les délibérations du Conseil sur le futur siège de l’Agence doivent être conduites sur base de critères essentiels et donner lieu à une décision qui soit la plus rapide possible, idéalement lors de la réunion de juin cette année », indique la déclaration. Elle recense une série de critères à prendre en compte lors de la désignation du nouveau siège, parmi lesquels la connectivité, les lignes de transport, l’hébergement et les facilités pour le personnel. Elle conclut qu’en cas d’entrave ou d’échec, l’Europe ne possède aucune option de rechange. « Si aucune solution n’était trouvée rapidement ou si le futur siège de l’agence ne respectait pas certains critères essentiels, la qualité du travail de l’agence et le futur du réseau européen de réglementation des médicaments seraient menacés. La portée des répercussions négatives sur la santé publique et animale serait impossible à déterminer », indique l'industrie, qui réclame des dispositions transitoires appropriées.   

Comme indiqué dans notre numéro précédent (EUROPE 11770), 21 États membres auraient jusqu'ici exprimé leur intérêt pour accueillir le futur siège de l'Agence. Il s'agit de la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, la France, la Croatie, l'Italie, Chypre, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Finlande et la Suède.  Les chefs d’État et de gouvernement devraient aborder cette question à vingt-sept lors de leur réunion exceptionnelle du samedi 29 avril. (Sophie Petitjean) 

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