Le gouvernement italien est en train de finaliser un paquet de mesures équivalentes à 3,4 milliards d'euros - soit 0,2% du PIB - destinées à garantir que la trajectoire de réduction de la dette publique italienne à moyen terme respecte les règles du Pacte de stabilité et de croissance et, partant, à éviter l'ouverture par la Commission européenne d'une procédure d'infraction (EUROPE 11731).
« Nos finances publiques sont en ordre et elles le sont non pas en augmentant les impôts, mais en accompagnant l'assainissement avec des mesures de développement économique et de promotion de la croissance », a déclaré à la presse le Premier ministre italien, Paolo Gentiloni, mardi 11 avril en début de soirée.
Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, a assuré que les mesures envisagées, qui seront détaillées « dans les prochains jours », correspondront à un effort uniquement « structurel » (hors effets de la conjoncture) équivalent à 3,4 milliards d'euros. À caractère essentiellement fiscal, ces mesures devraient faciliter la collecte de l'impôt et permettre de mieux lutter contre l'évasion fiscale, a-t-il ajouté. Le gouvernement devait néanmoins encore finaliser l'étendue de coupes dans les dépenses.
Le gouvernement italien a, par ailleurs, revu légèrement à la hausse - de 1,0% à 1,1% du PIB - la croissance italienne pour 2017, celle-ci étant envisagée à hauteur de 1,0% du PIB pour 2018 et 2019. La dette publique, la 2ème plus importante de la zone euro par rapport au PIB après celle de la Grèce, devrait culminer à 133% du PIB national.
Afin d'accompagner l'effort budgétaire supplémentaire, le gouvernement socialiste envisage de créer une aide financière spécifique - le revenu d'insertion active - pour les personnes prouvant qu'elles cherchent activement du travail et/ou suivent une formation. Plus de 4,5 millions d'Italiens vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté. (Mathieu Bion)