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Bulletin Quotidien Europe N° 11767
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ACTION EXTÉRIEURE / Japon

Mme Malmström vante les gains d'un accord de libre-échange, son objectif prioritaire en 2017

Au lendemain du 18ème round des négociations en vue d'un accord de libre-échange UE/Japon, qui s'est tenu début avril à Tokyo, dans la foulée de l'engagement réaffirmé par les dirigeants des deux parties, le 21 mars, à conclure ces pourparlers rapidement d'ici fin 2017, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a vanté dans son blog, mardi 11 avril, l'opportunité d'un tel accord.

Les négociations pour des accords de libre-échange entre l'UE et les États-Unis (TTIP) et le Canada (CETA) ont quelque peu éclipsé les négociations similaires en cours depuis 2013 avec le Japon, la quatrième puissance mondiale et un marché de 130 millions de personnes vers lequel l'UE exporte plus de 80 milliards d'euros de biens et de services par an, souligne Mme Malmström. Plus de 600 000 emplois dans l'UE sont liés aux exportations vers le Japon et les entreprises nippones emploient plus d'un demi-million de personnes dans l'UE, ajoute-t-elle.

L'accord de libre-échange avec le Japon vise à lever le « large éventail » d'obstacles auxquels les entreprises de l'UE sont confrontées sur le marché nippon, poursuit Mme Malmström. L'un est tarifaire, avec des droits « assez élevés » à l'encontre de « nombreux » produits alimentaires européens tels que les pâtes, le chocolat et le vin ou d'autres biens de consommation tels que les chaussures et les produits en cuir, précise-t-elle, soulignant qu'un accord « améliorerait considérablement » cet accès et permettrait aux exportateurs européens d'économiser un milliard d'euros de droits de douane par an.

L'autre obstacle est celui des exigences techniques nippones qui rendent « souvent » plus difficiles les exportations de produits européens sûrs au Japon, ajoute Mme Malmström, promettant des règles plus transparentes et équitables pour les exportateurs de l'UE grâce à un accord commercial. « Le meilleur moyen de garantir une situation de concurrence équitable est de nous assurer que ces exigences sont conformes aux normes internationales. Nous avons déjà récolté des fruits précieux, car l'UE et le Japon ont intensifié leur coopération dans plusieurs forums internationaux de normalisation, comme sur les véhicules à moteur », poursuit-elle, ajoutant que l'accord inclura aussi un chapitre dédié aux PME.

L'UE veut obtenir de « nouvelles opportunités » pour les entreprises de services et les investisseurs de l'UE dans les secteurs des services maritimes et financiers ou le commerce numérique et « de plus grandes opportunités » sur les marchés publics nippons, ajoute Mme Malmström.

En outre, l'accord contiendra toutes les garanties intégrées dans le CETA - la protection du droit des États à réglementer, des règles solides sur les droits du travail et l'environnement et la garantie que les services publics pourront rester publics, et l'UE a proposé au Japon de suivre son « nouveau modèle transparent » de résolution des litiges en matière d'investissement, le système de cour spéciale pour l'investissement (ICS), ajoute la commissaire.

Insistant sur la grande transparence du processus de négociation, Mme Malmström estime qu'au-delà de ses gains économiques, un accord de libre-échange entre l'UE et « son allié asiatique le plus proche est plus que jamais nécessaire pour bâtir des ponts face au protectionnisme croissant dans le monde ». « Cet accord enverrait un signal puissant », conclut-elle.

Le 18ème round des pourparlers de libre-échange UE/Japon, du 3 au 5 avril à Tokyo (EUROPE 11766), a permis d'« œuvrer à réduire les écarts » entre les deux parties, confirme Mme Malmström, avec l'objectif de conclure un accord dès que possible en 2017. « Aucune date n'a encore été définie pour le prochain round, mais le processus devrait s'intensifier davantage », nous a confié une source proche du dossier, mercredi 12 avril. Dirigeants européens et nippons devraient maintenir l'élan politique lors du sommet du G7, les 26 et 27 mai à Taormina (Italie). (Emmanuel Hagry)

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