Les députés européens ont appelé, jeudi 6 avril, le Bangladesh à modifier la loi adoptée fin février 2017 par le Parlement qui autorise le mariage d’enfants dans des « circonstances spéciales » telles qu’un viol ou une grossesse, sans que soit demandé le consentement de l’adolescent.
Dans la résolution commune des groupes ELDD, S&D, Vers/ALE, CRE, ADLE et PPE sur le thème 'le Bangladesh, y compris le mariage des enfants', adoptée par les députés, ces derniers demandent que les failles de cette loi soient comblées et que les mariages d’enfants soient interdits en toute circonstance. Cette loi « constitue un recul dans l'action du Bangladesh en faveur de l’éradication du mariage d'enfants », ont-ils estimé, alors que le Bangladesh est le pays d’Asie où le taux de mariages des enfants est le plus élevé.
Plus généralement, s’il reconnaît que le Bangladesh a adopté plusieurs mesures législatives et institutionnelles pour protéger les enfants ces dernières années, le Parlement se dit « préoccupé par l’application insuffisante, voire inexistante, de ces mesures ».
Le Parlement demande au gouvernement bangladais de s'engager à atteindre les objectifs de développement durable, notamment en assurant l'égalité entre les sexes et les droits des femmes. (Camille-Cerise Gessant)