Le Premier ministre britannique, Madame Theresa May, a réaffirmé, jeudi 9 mars à Bruxelles, son intention de déclencher d’ici « à la fin du mois de mars » l’article 50 du Traité afin d'initier les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Il est « temps » de sortir de l’UE, a considéré Mme May, lors d’une conférence de presse à l’issue de la première journée du Sommet européen. Elle a néanmoins répété que son pays « quittait l’UE mais pas l’Europe » et que l’objectif pour son pays était de rester un allié et un ami solide de l’UE.
Interrogée sur le futur accord de libre échange que souhaite négocier Londres avec ses partenaires, la Britannique s’est dite « optimiste » et confiante que la future relation avec l’UE serait déterminée dans la fenêtre des deux ans qui s’ouvre pour les négociations de divorce.
Le Traité, a-t-elle souligné, stipule que ce divorce soit négocié en tenant compte de la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union. Mme May estime donc possible de négocier dans les temps impartis ce futur accord de libre-échange, accord qui sera d’ailleurs autant dans l’intérêt de l’UE que du Royaume-Uni.
En tant que membre de l’UE, Londres a fait valoir ses vues sur la migration et a appelé à intensifier les efforts pour les passeurs et trafics d’être humains. Affichant ses « préoccupations » quant à la situation dans les Balkans occidentaux, Mme May a aussi annoncé que son pays accueillerait en 2018 le Sommet international sur les Balkans occidentaux. (Solenn Paulic)