Le Premier ministre italien, Paolo Gentiloni, a indiqué, jeudi 9 mars, que le concept d'Europe à plusieurs vitesses ne constituera « pas l'élément central de la Déclaration de Rome » que les leaders européens adopteront samedi 25 mars lors des célébrations du soixantième anniversaire du Traité de Rome.
Face aux défis auxquels nous faisons face, l'Europe ne peut pas avancer « à la vitesse du wagon le plus lent », a indiqué le Premier ministre italien, alors que les États membres plancheront, sans le Royaume-Uni, ce vendredi, sur l'élaboration de la Déclaration de Rome sur la base d'un document de travail concocté par l'Italie et les présidences du Conseil européen, du Conseil de l'UE et de la Commission européenne. Toutefois, il est important, aux yeux du Premier ministre italien, que cette approche ne soit « pas une manière de sélectionner des pays entre eux, mais plutôt une façon de consentir, à qui le souhaite, de progresser sur un parcours européiste », comme le permettent déjà les traités actuels.
« L’essentiel c’est que l’Europe puisse avancer et puisse s’intégrer d’avantage à quelques uns. On verra bien à terme que se sont toujours les mêmes », a déclaré le président français, François Hollande. Il a admis que l’Allemagne avait été « réticente », craignant de donner l’impression de recréer des murs alors que des murs sont tombés. De son côté, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a plaidé pour une Europe qui se concentrent sur les grandes questions, une démarche qui ferme la porte au rêve fédéraliste d'une Union sans cesse plus étroite. (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant, Sophie Petitjean)