La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, mercredi 8 mars, l’attaque d’un hôpital militaire à Kaboul (Afghanistan), qui a fait au moins 120 morts ou blessés.
« Les patients, les visiteurs et les travailleurs médicaux sont les victimes innocentes d'un attentat terroriste contre l'hôpital Sardar Muhammad Dawood Khan à Kaboul, un acte commis en méconnaissance aveugle du droit international humanitaire, y compris la Convention de Genève », a-t-elle souligné dans un communiqué. Elle a rappelé que l’UE se tenait aux côtés des autorités et du peuple afghans dans la lutte contre le terrorisme et restait déterminée à coopérer avec le peuple afghan pour parvenir à la stabilité, à la paix et à la prospérité.
Plusieurs ministres des Affaires étrangères ont, eux, dénoncé avec plus de virulence l’attaque. Le ministère allemand a condamné l’attaque « dans les termes les plus forts et les plus clairs possible ». Cette attaque, revendiquée par l’organisation État islamique, sur des « patients sans défense » et sur le personnel, « démontre la barbarie de ce groupe terroriste », a ajouté le ministère, qui a souligné qu’il était « lâche et sans cœur » d’attaquer des personnes sans défense dans un hôpital.
Apprenant « avec effroi » l’attaque, le Quai d’Orsay a rappelé que « s’attaquer à un hôpital était un crime odieux qui démontrait la barbarie contre laquelle les autorités afghanes sont engagées ». « La France salue le courage et le professionnalisme des forces de sécurité afghanes qui ont réussi à évacuer la grande majorité des patients et continuent de se battre pour neutraliser les terroristes », a ajouté le ministère français.
Les échanges de tirs entre les forces afghanes et les assaillants, déguisés en médecins, ont duré pendant plus de six heures.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a aussi condamné cette attaque « haineuse et lâche ». (Camille-Cerise Gessant)