login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11742
Sommaire Publication complète Par article 12 / 26
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La situation des migrants et demandeurs d'asile en Grèce s'est nettement améliorée, selon Ioannis Mouzalas

Invité à débattre de la situation des migrants et demandeurs d’asile dans son pays, le ministre grec de la Migration, Ioannis Mouzalas, a assuré aux députés de la commission des libertés civiles du Parlement européen, jeudi 9 mars que les choses s’étaient nettement améliorées, en particulier en Grèce continentale, mais aussi dans les îles où il ne reste plus que 9 000 personnes par rapport à 14 000 en septembre.

Il a toutefois continué à critiquer les États membres qui n’ont pas rempli leurs promesses, notamment en termes de relocalisation et d’aide en personnel au Bureau européen d’asile (EASO) et souligné le poids que cela fait peser sur la Grèce.

Devant les députés, le ministre a ainsi défendu l’action de son gouvernement, alors que près de 10 000 personnes en moyenne par jour sont arrivées dans le pays en 2015. « La Grèce a géré la situation ; il n’y a pas eu de catastrophe, pas d’épidémie » et les habitants ont montré plutôt de la solidarité et de l’« amitié » envers les migrants, à l’exception peut-être de ceux des îles grecques, a reconnu le ministre, qui y a observé certains réflexes de « populisme  » et de fermeture. Il a notamment déploré des réflexes « extrêmement racistes »  avec des « maires qui ne voulaient pas accueillir  » de migrants, des « hôtels qui ont refusé »  d’ouvrir leurs portes.

Il a en tout cas souligné que la Grèce avait créé 50 000 places d’accueil en 8 mois en Grèce continentale. « Plus personne ne vit dans des tentes, les enfants sont vaccinés, ils commencent à être scolarisés ».

En ce qui concerne les mineurs non accompagnés, 1400 places ont été créées en 8 mois et d’ici à l’été « on les aura tous hébergés, je pense », a-t-il ajouté.

La situation est plus difficile dans les îles, a cependant confirmé le responsable qui, s’il a remercié l’UE pour l’aide apportée à son pays, sans laquelle « la Grèce n’aurait pas pu survivre », a déploré qu’elle intervienne toujours trop tard et souvent de manière incomplète.

Alors que la Grèce est souvent accusée de retards dans les retours de migrants en situation irrégulière vers la Turquie, en vertu de l’accord du 18 mars 2016, le ministre Mouzalas a répondu que les choses iraient plus vite si les États membres avaient apporté à l’EASO le soutien en personnel qu’ils ont promis.

Or, a dit M. Mouzalas, il manque encore des agents de l’EASO pour aider les services grecs compétents à gérer les dossiers et identifier ceux qui ne peuvent bénéficier de la protection internationale. Il a aussi fait valoir que, si la Grèce accusait du retard dans les procédures d’asile, c’est parce qu’elle respecte scrupuleusement le droit européen et international et procède réellement aux examens individuels des demandes.

S’agissant de l’accord UE/Turquie, qui reste controversé presque un an après son entrée en vigueur, le ministre a confié qu’il n’était certes pas « la solution idéale », mais qu'il a néanmoins donné une vraie « bouffée d’air » à la Grèce. (Solenn Paulic)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES